L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, jeudi 16 avril 2026, à l’ouverture urgente de négociations salariales dans les secteurs public et privé, dénonçant l’absence persistante de dialogue social et la dégradation continue du pouvoir d’achat.
Pression accrue pour relancer le dialogue social
Réunie en instance administrative nationale, la centrale syndicale a exprimé son rejet du blocage du dialogue social aux niveaux central, sectoriel et régional, estimant que cette situation « aggrave la crise au lieu de la résoudre » et compromet toute possibilité de consensus sur les réformes économiques et sociales.
L’UGTT insiste sur la nécessité de réactiver « de manière effective et régulière » les mécanismes de concertation, qu’elle considère comme l’outil le plus efficace pour dépasser les difficultés actuelles et instaurer un climat social apaisé fondé sur la négociation.
Revendication d’augmentations généralisées
Au cœur de ses revendications, la centrale syndicale réclame des augmentations salariales dans les trois secteurs : fonction publique, secteur public et secteur privé. Elle demande également la revalorisation des pensions de retraite ainsi que du salaire minimum, tant industriel qu’agricole.
L’UGTT met particulièrement l’accent sur le secteur privé, appelant au versement des augmentations au titre de l’année 2025 et à l’application des accords conclus, afin de préserver la crédibilité des négociations collectives.
Pouvoir d’achat sous pression
Le syndicat a, par ailleurs, dénoncé « une hausse des prix sans précédent », devenue incontrôlable, et ses répercussions directes sur le pouvoir d’achat des salariés. Il pointe l’absence de politiques efficaces de régulation et de contrôle, ainsi que la dégradation des services publics dans plusieurs secteurs essentiels.
Pour l’UGTT, la situation actuelle reflète des déséquilibres profonds dans les choix économiques et sociaux, appelant à des réformes « justes » capables de protéger les travailleurs et de rétablir l’équilibre social.
Un 1er mai sous le signe de la mobilisation
Dans ce contexte, la centrale appelle à une mobilisation massive des travailleurs à l’occasion de la fête du Travail, le 1er mai, qu’elle entend placer sous le signe de la défense des droits sociaux et de la relance des négociations.
Elle réaffirme, enfin, sa détermination à poursuivre « la lutte légitime » pour la défense des travailleurs, tout en insistant sur l’importance de l’unité syndicale et du renforcement de son action sur le terrain.
M.B.Z











Commentaire
Mhammed Ben Hassine
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