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Guerre au Moyen-Orient : un conflit d’usure aux implications mondiales, selon Nejib Hachana

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Par Nadya Jennene

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Invité de la matinale de Jawhara FM vendredi 17 avril 2026, l’ancien ambassadeur Nejib Hachana a livré une analyse structurée de la guerre en cours au Moyen-Orient, en mettant l’accent sur ses dimensions historiques, économiques et géopolitiques.

Il a d’abord établi un parallèle avec la chute du Shah d’Iran, rappelant que certains scénarios actuels pourraient viser à reproduire un effondrement interne du régime iranien. Selon lui, les premières actions militaires engagées contre l’Iran s’inscrivaient dans cette logique, avec l’objectif implicite de provoquer une déstabilisation interne.

Toutefois, Hachana estime que cette approche repose sur une lecture incomplète de la société iranienne. À son sens, le système politique iranien et sa population présentent des caractéristiques de résistance et de cohésion qui rendent difficile un changement de régime par la seule pression extérieure.

Face aux limites de l’option militaire, il y a eu un basculement vers une stratégie de pression économique. Celle-ci se traduirait, selon le diplomate, par des tentatives de restriction des importations de pétrole iranien. Il a avancé, dans ce sens, que l’Iran subirait des pertes quotidiennes estimées à environ 290 millions de dollars, auxquelles s’ajoutent des dégâts importants aux infrastructures.

Nejib Hachana a précisé néanmoins que l’Iran conservait des marges de manœuvre, notamment grâce à ses ressources énergétiques. Selon lui, la capacité du pays à exporter son pétrole à des prix élevés pourrait atténuer l’impact de ces pertes, tandis qu’un durcissement des restrictions économiques pourrait accentuer les difficultés à court terme.

Qualifiant la situation actuelle de guerre d’usure, caractérisée par des pertes économiques et financières des deux côtés, il a évoqué également le risque d’une extension du conflit, susceptible d’avoir des répercussions à l’échelle régionale et internationale.

Dans ce contexte, il a souligné l’importance stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 26% du commerce mondial de l’énergie. Toute perturbation dans cette zone pourrait affecter plusieurs régions, notamment les pays du Golfe et l’Europe.

Pour lui, le conflit s’inscrit dans une dynamique internationale plus large, marquée par la montée en puissance de la Chine face aux États-Unis. Nejib Hachana a noté ainsi que l’histoire avait montré que le rapprochement entre une puissance émergente et une puissance dominante pourrait accroître les risques de confrontation.

Pour ce qui est de l’issue de la guerre, il a avancé que, malgré les pressions économiques et militaires, l’Iran disposait de capacités de résilience significatives, dans un contexte de confrontation prolongée aux implications multiples.

N.J

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