L’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) se veut catégorique. Son président, Mohamed Rabhi, a affirmé vendredi 17 avril 2026 que toutes les quantités de lait UHT actuellement commercialisées sur le marché tunisien sont « saines et propres à la consommation », assurant que la situation est désormais « normale ».
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a appelé les consommateurs à se rassurer, soulignant que le lait disponible aujourd’hui respecte l’ensemble des normes de qualité et de sécurité sanitaire.
Des lots non conformes déjà retirés
Mohamed Rabhi a précisé que les anomalies signalées concernaient des quantités limitées de lait demi-écrémé UHT présentant une altération des caractéristiques organoleptiques, notamment au niveau du goût et de l’odeur. Ces lots, produits les 1er et 2 avril 2026, ont été retirés du marché.
Selon ses explications, cette variation de goût serait liée à la qualité de l’alimentation animale, d’après les éléments fournis par l’entreprise concernée.
Le responsable a également indiqué que le fabricant a transmis à l’instance l’ensemble des documents attestant de la fiabilité de son système d’autocontrôle et de ses dispositifs de gestion de la qualité.
Une alerte initiale suivie de mesures préventives
Cette mise au point intervient après l’ouverture d’une enquête par l’INSSPA à la suite de signalements de consommateurs concernant un lait UHT suspecté de non-conformité.
Dans un communiqué publié jeudi 16 avril 2026, l’instance avait indiqué avoir immédiatement engagé des inspections au sein des unités de production concernées. Les investigations ont couvert toute la chaîne, de l’approvisionnement en matières premières aux processus de fabrication, de conditionnement, ainsi que les conditions de stockage et de distribution.
Des échantillons ont été prélevés pour analyses, tandis que la saisie et la suspension de la distribution des lots concernés ont été décidées à titre préventif.
Poursuite des contrôles
L’INSSPA a assuré poursuivre ses opérations de contrôle afin de garantir la sécurité des produits alimentaires et la protection du consommateur.
Elle avait également averti que des mesures légales pourraient être engagées en cas de confirmation d’une non-conformité, tout en appelant les citoyens à continuer de signaler toute anomalie.
M.B.Z










