« Un ministre ne peut pas être menacé ! ». C’est par cette mise au point ferme que le ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Wajdi Hedhili, a ouvert sa réponse à la députée Basma Hammami, lors de la séance plénière tenue vendredi matin 17 avril 2026 à l’Assemblée des représentants du peuple.
La question orale portait spécifiquement sur les nominations au sein du ministère, leur éventuelle révision, ainsi que sur des soupçons liés à des faux diplômes.
Dès l’entame de son intervention, Wajdi Hedhili a affirmé qu’un ministre ne saurait être soumis à des pressions ou à des mises en cause sans fondement, posant ainsi le cadre de sa réponse.
Nominations : une commission et des critères affichés
Sur le fond, le ministre a précisé que les nominations et promotions au sein de son département s’inscrivent dans un cadre structuré et non arbitraire.
Il a indiqué avoir mis en place une commission chargée d’examiner les promotions, en se basant sur des critères qu’il a présentés comme clairs : la compétence, la transparence et le respect d’un nombre déterminé de postes ouverts à la promotion.
Deux principes, selon lui, guident l’ensemble du processus : la confiance et le travail.
« Donnez-moi des preuves »
Répondant aux critiques évoquant d’éventuelles irrégularités, notamment en lien avec des faux diplômes, Wajdi Hedhili a adopté un ton particulièrement ferme. Il a appelé explicitement à la présentation de preuves concrètes, refusant de se baser sur des accusations qu’il qualifie de vagues.
« Donnez-moi des preuves et vous verrez ce que le ministre peut faire […] je ne peux pas accepter des accusations sans fondement », a-t-il affirmé.
Le ministre a insisté sur le fait qu’en tant que magistrat, il ne peut agir qu’à partir d’éléments établis, ajoutant que toute suspicion étayée ferait l’objet d’investigations et de mesures légales.
Refus des accusations « gratuites »
Dans le prolongement de cette réponse, il a dénoncé ce qu’il considère comme des accusations gratuites ou arbitraires, affirmant qu’elles ne peuvent en aucun cas constituer une base de décision ou de gestion au sein du ministère.
I.N.










