L’ancien ministre et haut commis de l’État Driss Guiga est décédé ce dimanche 19 avril 2026, à l’âge de 102 ans, d’après une annonce publiée par son fils, Moncef Guiga, sur sa page personnelle, marquant la disparition d’une figure ayant occupé plusieurs postes clés durant l’ère de Habib Bourguiba.
Né en 1924 à Testour, Driss Guiga s’est engagé très tôt dans le mouvement national avant de poursuivre des études de droit et d’histoire à Alger puis à Paris. Après l’indépendance, il entame une longue carrière au sein de l’État, occupant notamment les fonctions de directeur de la sûreté nationale, haut-commissaire au tourisme, ministre de la Santé, ministre de l’Éducation, ambassadeur en Allemagne fédérale, puis ministre de l’Intérieur entre 1980 et 1984.
Son passage au ministère de l’Intérieur a été particulièrement associé à une période sensible de l’histoire contemporaine tunisienne, notamment les émeutes du pain de 1983-1984, épisode qui a marqué un tournant dans sa trajectoire politique. À la suite de ces événements, il avait quitté le pays avant de revenir après le 7 novembre 1987.
Ces dernières années, Driss Guiga avait refait parler de lui avec la publication de ses mémoires « Sur le chemin de Bourguiba », à l’occasion de son centenaire célébré en 2024.
Avec sa disparition, la Tunisie perd un témoin direct de plusieurs séquences majeures de la construction de l’État postindépendance.
Paix à âme










