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L’Ordre des médecins appelle à éviter les amalgames autour des affaires médicales sensibles

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Par Sarra Hlaoui

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie a publié, dimanche 19 avril 2026, un communiqué dans lequel il réagit aux contenus relayés dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant certaines situations médicales sensibles, appelant à une approche fondée sur la rigueur scientifique et la responsabilité.

    Dans son communiqué, l’Ordre rappelle que la médecine, bien qu’étant une science rigoureuse, n’est pas une science exacte, soulignant que des risques et complications peuvent survenir, y compris dans les systèmes de santé les plus performants.

    Distinguer erreur médicale et complication thérapeutique

    L’instance insiste sur la nécessité de distinguer entre erreur médicale et complication thérapeutique, estimant qu’une telle appréciation ne peut relever ni du débat médiatique ni des interprétations hâtives, mais doit être tranchée par une expertise spécialisée, dans le cadre de procédures juridiques clairement établies.

    Le Conseil met également en garde contre la présentation de cas médicaux hors de leur contexte scientifique, jugeant que cela peut conduire à une compréhension incomplète ou erronée des faits.

    Défendre les droits des patients et la dignité des soignants

    L’Ordre des médecins souligne que toute suspicion de manquement fait l’objet de mécanismes d’évaluation et de responsabilité, destinés à garantir les droits des patients tout en préservant la dignité des professionnels de santé.

    Le communiqué rappelle également que, malgré les défis auxquels fait face le système de santé tunisien, des milliers d’interventions sont réalisées quotidiennement avec succès grâce à l’engagement du personnel médical et paramédical.

    Appel à une information scientifique équilibrée

    L’instance appelle, par ailleurs, à renforcer la culture sanitaire des citoyens et à privilégier un traitement médiatique fondé sur une information scientifique équilibrée.

    Dans ce cadre, la présidente du Conseil, Rym Ghachem Attia, a réaffirmé l’engagement de l’institution à protéger le droit du citoyen à une information fiable et à préserver la relation de confiance entre le patient et son médecin, présentée comme essentielle à la qualité des soins et à la sécurité thérapeutique.

    Décès après complications post-accouchement

    Le 10 avril, une femme de 31 ans est décédée à Tunis, une semaine après un accouchement en clinique privée marqué par de graves complications. Son état s’était détérioré malgré plusieurs interventions et un transfert en milieu hospitalier public, avant une aggravation finale ayant conduit à son décès lors d’une nouvelle prise en charge chirurgicale en urgence.

    S.H

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