Face à l’enlisement de plusieurs revendications, le ton monte à la Télévision tunisienne. Brassard rouge et protestations quotidiennes en perspective : le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé mardi 21 avril 2026, ses adhérents à la mobilisation pour réclamer l’application de réformes attendues et le respect d’accords en suspens.
La section du SNJT au sein de la Télévision tunisienne a, en effet, annoncé le lancement de rassemblements de protestation quotidiens ainsi que le port du brassard rouge, à compter du mercredi 22 avril 2026.
Dans un communiqué, la structure syndicale précise que ces mouvements se dérouleront dans le hall du siège de l’établissement ainsi que dans les différents lieux de travail relevant de la télévision nationale en régions.
Une mobilisation inscrite dans un mouvement plus large
Selon la même source, cette initiative s’inscrit dans le cadre du mouvement engagé par les différentes structures syndicales de l’institution, dans un climat marqué par une montée du mécontentement au sein de l’établissement public.
Les représentants syndicaux estiment que plusieurs dossiers professionnels et sociaux connaissent un blocage prolongé, malgré les engagements annoncés et les démarches entreprises.
La réforme du règlement intérieur au centre des revendications
Parmi les principales revendications avancées figure le retard dans la mise en œuvre de la révision du règlement intérieur de l’établissement.
La section syndicale rappelle que le programme de financement de cette réforme aurait été arrêté depuis 2025, sans qu’aucune concrétisation effective n’ait suivi jusqu’à présent.
Travail précaire et appel à la mobilisation
Le communiqué évoque également la lenteur de la présidence du gouvernement dans l’exécution d’un accord relatif aux années de travail occasionnel, dossier qui remonterait à plus de dix ans.
Selon la section du SNJT, malgré les multiples démarches entreprises au fil des années, les engagements pris n’ont toujours pas été appliqués, maintenant de nombreux concernés dans l’attente d’une régularisation.
Au-delà des rassemblements quotidiens et du port du brassard rouge, la structure syndicale appelle l’ensemble des journalistes à se préparer à engager « toutes les formes de lutte légitimes », afin de défendre leurs droits professionnels ainsi que le service public audiovisuel.
I.N.










