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Marchés financiers : la Tunisie prend la tête de l’Union des autorités arabes

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Par Sarra Hlaoui

    La Tunisie a officiellement pris, ce mercredi 22 avril 2026, la présidence de l’Union des autorités arabes des marchés financiers pour le mandat 2026-2027. Cette responsabilité est assurée par le président du Conseil du marché financier, Hatem Smiri.

    Une reconnaissance régionale

    Cette désignation est intervenue à l’issue du 20e congrès annuel de l’Union, organisé à distance, avec la participation de représentants de 16 autorités de régulation, couvrant l’ensemble du monde arabe, dont l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, le Liban ou encore les pays du Golfe.

    Pour Hatem Smiri, cette présidence reflète « la confiance accordée à la place financière tunisienne » et consacre « son positionnement avancé dans son environnement régional ». Une reconnaissance qui intervient dans un contexte de réformes engagées ces dernières années en matière de supervision et de transparence des marchés.

    Réformes et priorités

    Lors de cette réunion, la délégation tunisienne a mis en avant les évolutions réglementaires récentes, notamment en matière de contrôle financier et de lutte contre le blanchiment d’argent. Les performances du marché financier, ainsi que son rôle dans le financement de l’économie, ont également été au centre des discussions.

    Pour la période à venir, les priorités affichées portent sur le renforcement du contrôle sur le terrain, le suivi des infractions et le durcissement du cadre répressif. L’objectif est clair : améliorer la transparence, restaurer la confiance des investisseurs et renforcer l’attractivité du marché tunisien, tant pour les capitaux locaux qu’étrangers.

    Intégration régionale et défis communs

    Au-delà du cas tunisien, cette réunion a permis d’aborder les enjeux structurants pour les marchés arabes. Le projet de plan stratégique 2026-2030 figure parmi les principaux chantiers, avec une ambition affirmée : accélérer l’intégration des marchés de capitaux arabes et améliorer leur capacité à financer les économies de la région.

    Les discussions ont également porté sur les activités financières transfrontalières et la gestion des flux de capitaux, dans une optique d’harmonisation des pratiques et de maîtrise des risques selon les standards internationaux. La cybersécurité et les technologies financières (fintech) s’imposent désormais comme des axes prioritaires.

    Virage numérique et formation

    Dans ce cadre, l’Union a validé le lancement d’une plateforme régionale de formation continue basée sur l’auto-apprentissage. Cette initiative vise à renforcer les compétences des acteurs du secteur et à accompagner la transformation numérique, notamment face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle dans les services financiers.

    Une institution en mutation

    L’Union des autorités arabes des marchés financiers, fondée en 2007 et basée aux Émirats arabes unis, poursuit également un chantier interne visant à renforcer son identité institutionnelle et sa visibilité à l’international. L’accent est mis sur la mise en place d’un cadre juridique plus autonome et plus clair, afin d’améliorer son efficacité et la durabilité de ses actions.

    Dans ce contexte, la Tunisie entend jouer un rôle moteur, en plaidant pour un renforcement de la coordination entre régulateurs et une intensification des échanges d’informations.

    Profil

    Hatem Smiri, désormais à la tête de l’Union, est président du Conseil du marché financier et membre permanent de son collège depuis 2021. Juriste de formation, il a occupé plusieurs fonctions dans l’administration publique, notamment en tant que conseiller auprès du tribunal administratif et responsable des affaires juridiques au ministère des Affaires locales. Il est titulaire de deux masters en droit public et en finances publiques.

    Avec cette présidence, la Tunisie ambitionne de s’imposer davantage comme un hub régional de régulation financière, dans un contexte marqué par la recomposition des flux d’investissement et l’accélération des mutations technologiques du secteur.

    S.H

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