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Cheval maltraité lors d’un mariage : deux condamnations à quinze jours de prison pour sévices sur animal

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Par Nadya Jennene

    Une séquence vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux a suscité une vive indignation en Tunisie, relançant le débat sur les pratiques festives impliquant des animaux. À l’origine de la polémique, une scène filmée lors d’un mariage, où l’on voit une mariée en chaussures à talon et une autre personne danser sur le ventre d’un cheval allongé au sol, dans des conditions choquantes. 

    Revenant sur cette affaire sur les ondes de Jawhara FM jeudi 23 avril 2026, l’avocate Lamia Mernissi, mandatée par l’Association Rahma pour la protection des animaux, a dénoncé des actes constitutifs de maltraitance, qualifiés de « dégradants et douloureux » pour l’animal. Selon elle, le cheval, symbole de noblesse et de dignité dans l’imaginaire collectif, a été réduit à un simple objet de divertissement, au mépris de son intégrité physique.

    Selon l’avocate, une plainte a été déposée contre le propriétaire de la troupe ainsi que contre un employé impliqué dans la mise en scène. Les faits retenus relèvent de mauvais traitements infligés à un animal domestique, conformément à l’article 317 du Code pénal tunisien.

    Elle a en outre affirmé que des traces de sang ainsi que des signes évidents de sévices avaient été constatés sur l’animal, tels que relevés dans les éléments documentés du dossier.

    À l’issue de la procédure, la justice a condamné les deux mis en cause à une peine de quinze jours de prison, prononcée par contumace. Une sanction que l’avocate juge insuffisante au regard de la gravité des faits, déplorant la faiblesse de l’arsenal juridique en matière de protection animale.

    L’affaire met également en lumière une pratique plus répandue qu’il n’y paraît. Selon l’avocate, ce type de mise en scène ne serait pas isolé, mais s’inscrirait dans certaines habitudes festives, notamment lors de mariages, où des troupes équestres proposent des spectacles impliquant des chevaux. 

    L’avocate a insisté sur la nécessité de faire évoluer les mentalités. « Il est possible de célébrer sans infliger de souffrance aux animaux », a-t-elle souligné, appelant à un durcissement des sanctions et à une meilleure application de la loi. Les mariés, quant à eux, ont présenté leurs excuses à la suite de la diffusion de la vidéo et n’ont pas fait l’objet de poursuites judiciaires.

    N.J

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