À l’approche de l’Aïd, le marché du mouton en Tunisie envoie des signaux préoccupants, marqués par une flambée des prix jugée difficilement soutenable pour de nombreux ménages.
Selon les informations rapportées par le correspondant d’Express FM jeudi 23 avril 2026, le prix d’un agneau (âgé de deux à trois semaines) oscille actuellement entre 450 et 500 dinars au minimum. Les prix des moutons de sacrifice pouvant eux atteindre 3.000 à 3.200 dinars dans la région de Gafsa, pourtant considérée comme l’un des principaux bassins de production ovine du pays. Une situation qui suscite de vives interrogations, tant sur la logique des prix que sur les mécanismes de régulation du marché.
Sur le plan de l’offre, environ 35.000 têtes d’agneaux sont disponibles à ce jour en prévision de l’Aïd, selon la même source. Un volume qui, en théorie, devrait contribuer à stabiliser les prix. Pourtant, la réalité observée sur le terrain indique une tendance inverse, avec une hausse moyenne estimée à près de 150 dinars par rapport à l’année précédente.
Cette inflation touche directement le pouvoir d’achat des citoyens. Pour une famille de trois personnes souhaitant acheter un agneau (d’environ 8 kilogrammes de viande), la facture peut atteindre près de 1.600 dinars, un montant particulièrement élevé dans le contexte économique actuel. Pour de nombreux ménages, cette dépense saisonnière devient ainsi un véritable luxe, voire une charge difficile à assumer.
N.J










