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Tunisie : la LTDH visée par une suspension d’un mois

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    Selon des informations obtenues par Business News de source sûre, la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) a été notifiée, vendredi 24 avril 2026, d’une décision de suspension de ses activités pour une durée d’un mois.

    Un huissier notaire s’est déplacé au siège de l’organisation afin de lui remettre officiellement cet avis. À ce stade, les raisons précises de cette décision n’ont pas été rendues publiques.

    Une organisation historique dans le viseur

    Fondée en 1977, la LTDH est l’une des plus anciennes et des plus emblématiques organisations de défense des droits humains dans le monde arabe et en Afrique. Elle a joué un rôle central dans la documentation des violations, la défense des libertés publiques et l’accompagnement des victimes, y compris durant les périodes les plus autoritaires du pays.

    La LTDH est également membre du Quartet du dialogue national, lauréat du Prix Nobel de la paix pour son rôle dans la sortie de crise politique en Tunisie en 2013.

    Sa suspension, même temporaire, intervient dans un contexte particulièrement tendu pour les organisations de la société civile en Tunisie, où les signaux de restriction se multiplient depuis plusieurs mois.

    Une pression croissante sur les associations

    Cette décision s’inscrit dans une séquence plus large. En 2025, plusieurs associations avaient déjà fait l’objet de mesures similaires. Parmi elles, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), également suspendus dans des circonstances qui avaient suscité de vives inquiétudes.

    Parallèlement, d’autres structures seraient aujourd’hui dans le collimateur des autorités. Des informations concordantes évoquent une liste d’associations exposées à des procédures de dissolution. Parmi elles figurent notamment Mnemty, engagée dans la défense des droits des minorités, ainsi que l’association Al Khatt, éditrice du média indépendant Inkyfada.

    Dans ce climat de plus en plus contraint, la suspension de la LTDH apparaît comme un nouveau jalon dans le durcissement des rapports entre les autorités et les acteurs de la société civile, historiquement parmi les plus dynamiques de la région.

    I.L

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