Le dépassement de l’échéance du 31 mars n’exclut pas les candidatures, assure le ministère des Affaires culturelles, qui poursuit la préparation de deux dossiers emblématiques.
Le ministère tunisien des Affaires culturelles a clarifié les modalités de dépôt des dossiers de patrimoine culturel immatériel auprès de l’Unesco, affirmant que le dépassement de la date du 31 mars, fixée chaque année, n’entraîne pas l’exclusion des candidatures.
Dans une réponse écrite adressée à l’Assemblée des représentants du peuple, en réaction à une question de la députée Syrine Mrabet, la ministre a précisé que les dossiers peuvent être soumis ultérieurement, dès lors qu’ils remplissent l’ensemble des exigences techniques.
Deux dossiers en préparation
Le ministère a indiqué que les travaux se poursuivent pour finaliser les candidatures de la « jebba tunisienne » et du « costume de la mariée de Mahdia », en vue de leur inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
La Tunisie, à travers l’Institut national du patrimoine, continue de soumettre régulièrement des dossiers, ce qui lui a permis, à ce jour, d’inscrire sept éléments culturels nationaux sur cette liste.
Priorité à la jebba tunisienne
Selon les autorités, une priorité particulière est accordée au dossier de la jebba tunisienne, considérée comme un élément à forte portée symbolique et profondément ancré dans l’histoire nationale. Le ministère précise que ce dossier sera ներկայացé en tant que candidature purement tunisienne, sans participation d’autres pays, afin de refléter sa spécificité.
Le retard dans le dépôt des deux dossiers s’explique par plusieurs contraintes d’ordre technique et scientifique. S’agissant de la jebba, les autorités évoquent notamment son caractère transversal et la diversité de ses déclinaisons régionales, ainsi que la multiplicité des éléments qui composent le costume traditionnel, tels que la chéchia, la fermla, le sarouel ou encore la balgha.
Un processus technique exigeant
Le ministère souligne que la préparation de ce type de dossier nécessite un travail approfondi, incluant des études bibliographiques, des enquêtes de terrain dans différentes régions, la constitution des formulaires requis par l’Unesco, ainsi que la production de supports audiovisuels documentaires.
À cela s’ajoute la nécessité d’obtenir l’adhésion des artisans et des structures professionnelles concernées, dans la mesure où ces éléments du patrimoine immatériel appartiennent avant tout à leurs communautés de pratique.
En conclusion, le ministère affirme que les efforts se poursuivent pour finaliser les aspects techniques et scientifiques des dossiers, dans l’objectif de maximiser leurs chances d’acceptation lors de leur examen par les instances compétentes de l’Unesco.
S.H










