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Transport non régulier : une nouvelle tarification prévue en juin

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Par Nadya Jennene

    La grève du transport public non régulier, initialement prévue ce lundi 27 avril 2026, a été suspendue à la suite d’un accord conclu entre les représentants du secteur et les autorités concernées. 

    Selon l’intervention du trésorier de la Chambre syndicale des propriétaires de taxis individuels, Ali Turkia, dans la matinale de Mosaïque FM, les négociations engagées la veille ont permis de dégager un compromis sur plusieurs dossiers jugés prioritaires. 

    Il a évoqué notamment l’adoption d’une feuille de route visant à concrétiser les principales revendications des professionnels du secteur, dont l’augmentation de la tarification au compteur. D’ailleurs, la nouvelle tarification devrait entrer en vigueur à compter du mois de juin. 

    Ali Turkia a toutefois tenu à préciser que, pour les professionnels, la priorité ne réside pas tant dans la hausse des tarifs que dans la révision du cadre légal régissant le secteur, jugé aujourd’hui inadapté aux réalités du terrain.

    Le responsable a par ailleurs qualifié cet accord de « concession majeure » consentie par les professionnels, soulignant que la décision de suspendre la grève n’a pas fait l’unanimité au sein de la base. Il a en effet reconnu l’existence de réserves et d’oppositions parmi les travailleurs, témoignant des tensions persistantes au sein du secteur.

    Les autres problématiques en suspens, relatives notamment aux conditions d’exercice et aux aspects réglementaires, devraient quant à elles être tranchées d’ici la fin du mois d’août.

    Quelques jours avant la suspension du mouvement, le ton était nettement plus ferme. Le vendredi 24 avril 2026, Moez Sellami, président de la Chambre nationale des chauffeurs de taxis individuels et vice-président de la Fédération nationale du transport, avait en effet confirmé le maintien de la grève nationale prévue. Il justifiait alors cette décision par le non-respect, selon lui, des engagements pris par les autorités dans le cadre de l’accord signé le 22 janvier 2026, dont plusieurs dispositions essentielles restaient inappliquées.

    Au cœur des revendications figurait notamment la révision de la loi n°2004-33 du 19 avril 2004, encadrant le transport terrestre, que les professionnels considèrent aujourd’hui comme dépassée et inadaptée aux profondes mutations qu’a connues le secteur. Cette réforme devait initialement intervenir au plus tard en mars 2026.

    Les acteurs du secteur pointaient également du doigt le retard dans l’adoption des nouveaux cahiers des charges relatifs aux stations de louage. Bien qu’annoncés, ces textes n’avaient pas encore été officiellement entérinés ni mis en œuvre, entretenant ainsi une incertitude juridique jugée préjudiciable à l’organisation de l’activité.

    La question de la révision tarifaire constituait un autre motif de mécontentement. Prévue pour mars 2026, elle n’avait donné lieu à aucune mesure concrète, accentuant, selon les professionnels, le décalage entre l’augmentation des coûts d’exploitation — notamment du carburant et de l’entretien — et des tarifs devenus difficilement soutenables.

    Moez Sellami avait aussi soulevé la problématique des applications de transport, déplorant les sanctions visant certains chauffeurs y ayant recours. Une position qui continue de susciter le débat, dans la mesure où l’utilisation de ces plateformes par les taxis s’inscrit en décalage avec les cadres réglementaires qui régissent généralement ce type de services.

    N.J

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