Un fait divers tragique a récemment secoué la région de Tataouine, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique et une large circulation d’informations contradictoires sur les réseaux sociaux. Intervenant mardi 28 avril 2026 sur les ondes de Jawhara FM, le substitut du procureur de la République et porte-parole du tribunal, Nidhal Labiadh, a apporté des précisions visant à rétablir la réalité des faits et à dissiper les nombreuses rumeurs.
Contrairement à ce qui a été relayé de manière virale, notamment sur Facebook, la thèse selon laquelle un fils aurait tué sa mère sous l’emprise de substances illicites a été catégoriquement démentie par la source judiciaire. Le magistrat a insisté sur le fait que ces allégations « ne reposent sur aucun élément concret » et « ne figurent nullement dans le dossier de l’affaire ».
Dans les faits, le drame a entraîné le décès d’une jeune femme dont l’identité n’a pas été précisée, tandis que la mère, initialement annoncée comme victime d’un homicide, a survécu à l’agression. Elle souffre toutefois de blessures légères et reçoit actuellement les soins nécessaires, selon le magistrat.
S’agissant du fils, rapidement désigné comme suspect principal dans certaines publications, aucune inculpation officielle n’a été prononcée à son encontre à ce stade de l’enquête. Le substitut du procureur a souligné que les investigations étaient toujours en cours et que « rien ne permet, pour l’heure, d’affirmer son implication ou celle d’une autre personne ».
Il a également été indiqué que l’intéressé avait été victime d’un grave accident de la route alors qu’il se dirigeait vers la capitale dans la nuit de vendredi à samedi. Grièvement blessé, il a été admis dans un service de réanimation dans un hôpital de Sousse, où il demeure hospitalisé. Aucune mesure de garde à vue n’a été prise à son encontre, selon la même source.
Par ailleurs, les autorités judiciaires ont entamé des analyses techniques sur plusieurs objets susceptibles d’avoir été utilisés lors de l’agression. Ces éléments ont été transmis aux laboratoires de la police scientifique afin d’y relever d’éventuelles empreintes et de déterminer avec précision les circonstances de ce drame.
Face à l’ampleur des spéculations, le porte-parole du tribunal a lancé un appel appuyé à la responsabilité des citoyens et des professionnels de l’information. Il a dénoncé la diffusion de « données infondées » et a appelé à faire preuve de rigueur dans la vérification des sources, afin d’éviter de « porter atteinte à la vérité et troubler l’ordre public ».
« La justice suit son cours et les magistrats œuvrent avec sérieux pour établir les faits », a-t-il affirmé, invitant le public à ne pas céder aux rumeurs et à attendre les conclusions officielles de l’enquête.
N.J










