Le docteur en marketing et cofondateur de RGRD Marketing, Mohamed Saber Chtourou, est décédé, a annoncé sa famille mercredi 29 avril 2026. Sa disparition suscite une vive émotion dans les milieux du marketing, de la communication et de la culture en Tunisie.
Dans un communiqué, ses proches ont fait part de leur « immense douleur » face à la perte de « leur très cher et regretté » Mohamed Saber Chtourou. Ils ont précisé que l’enterrement a eu lieu le même jour, après la prière d’El Asr, au cimetière du Jellaz à Tunis. Le cortège funèbre a quitté son domicile situé à El Menzah 6 à 15 heures.
Un parcours entre marketing, transmission et création
Docteur en marketing, Mohamed Saber Chtourou s’était distingué par un parcours mêlant enseignement, entrepreneuriat et engagement culturel. Ancien professeur ayant exercé entre la France et le Canada, il était reconnu pour sa capacité à transmettre son savoir avec exigence et générosité.
En tant que cofondateur de RGRD Marketing, il a accompagné de nombreuses marques dans la structuration de leur identité et le développement de leurs productions audiovisuelles. Son approche se voulait à la fois stratégique et créative, avec une attention particulière portée au sens et à l’impact des contenus.
Au-delà du marketing, Mohamed Saber Chtourou s’était investi dans plusieurs initiatives culturelles. Il est notamment associé à la plateforme « musicien.tn », présentée par ses proches et collaborateurs comme un espace numérique dédié à la valorisation de la scène musicale tunisienne. À travers ce projet, il a contribué à documenter et promouvoir le travail d’artistes locaux, souvent sans rechercher de visibilité personnelle.
Une figure discrète mais influente
Les hommages publiés sur les réseaux sociaux mettent en avant un profil atypique, décrit comme un « bâtisseur de l’ombre », engagé dans la promotion de la culture et du talent tunisien.
Dans un témoignage, un photographe et collaborateur évoque « un homme qui changeait des vies sans jamais hausser la voix », soulignant sa capacité à détecter et encourager le potentiel des autres. Il rappelle également son rôle dans la création d’un espace numérique dédié aux musiciens tunisiens, ainsi que son engagement constant en faveur de la culture.
De son côté, le musicien Daly Kammoun décrit un « amoureux de son pays » et un « militant sincère de la scène musicale tunisienne ». Il insiste sur le soutien apporté par le défunt aux artistes, notamment à travers la mise à disposition de moyens humains et techniques pour documenter leurs projets, sans contrepartie.
Un autre hommage, publié par la plateforme Prosdelacom, met en avant « un homme de vision », engagé pour une communication porteuse de sens. Le texte rappelle son rôle dans l’accompagnement de marques et sa contribution à la valorisation de l’économie créative et des talents tunisiens.
Un engagement au service de la culture
Au fil des témoignages, un même portrait se dessine : celui d’un professionnel rigoureux, mais aussi d’un acteur profondément investi dans la dynamique culturelle nationale. Plusieurs intervenants évoquent un travail de longue haleine mené en coulisses pour structurer et documenter une partie du patrimoine musical tunisien.
Des projets étaient encore en cours, notamment la publication d’une session musicale tournée à Dar Lasram, réunissant plusieurs artistes et maîtres de différentes régions du pays. Cette initiative, mentionnée dans les hommages, illustre la volonté de Mohamed Saber Chtourou de contribuer à la mémoire culturelle collective.
Une disparition qui laisse un vide
La disparition de Mohamed Saber Chtourou laisse « un grand vide », selon les termes repris dans plusieurs messages. Au-delà de ses réalisations professionnelles, c’est surtout son rôle de mentor, de facilitateur et de soutien discret qui est souligné.
Ses proches, collaborateurs et bénéficiaires de son accompagnement s’accordent à rappeler un homme guidé par la conviction que la culture mérite d’être soutenue et valorisée, souvent dans l’ombre, avec constance et engagement.
Paix à son âme.










