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Tunisie, Libye, Algérie : un accord tripartite pour les eaux du Sahara du Nord

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Par Sarra Hlaoui

    La Tunisie, la Libye et l’Algérie ont franchi une nouvelle étape dans la gestion concertée de leurs ressources hydriques. Réunis mercredi 29 avril 2026 à Tripoli, les représentants des trois pays ont signé le texte fondateur d’un mécanisme de concertation permanente consacré aux eaux souterraines partagées du Sahara du Nord.

    Cette réunion tripartite, à laquelle ont pris part le ministre tunisien de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, le ministre libyen des Ressources hydrauliques Hosni Awedane et l’ambassadeur d’Algérie en Libye Abdelkrim Rekaibi, a abouti à la mise en place d’un cadre visant à renforcer la coordination et à améliorer la gouvernance de ces ressources stratégiques, dans un contexte marqué par le stress hydrique et les effets du changement climatique.

    Vers une gestion concertée et durable

    L’accord signé prévoit l’instauration d’une approche participative et durable pour l’exploitation des nappes souterraines communes, avec pour objectif d’assurer leur préservation à long terme. Les trois pays entendent ainsi harmoniser leurs politiques et renforcer les échanges de données, d’expertise et de bonnes pratiques.

    Dans la foulée, les participants ont adopté la « Déclaration de Tripoli », qui consacre leur engagement à développer la coopération technique et scientifique, à promouvoir des politiques intégrées et à garantir une gestion rationnelle des ressources hydriques au profit des générations futures.

    Un réservoir stratégique à l’échelle mondiale

    Le système aquifère concerné, situé dans le Sahara du Nord, s’étend sur plus d’un million de kilomètres carrés, dont environ 700.000km² en Algérie, 250.000km² en Libye et près de 80.000km² en Tunisie.

    Considéré comme l’un des plus vastes réservoirs d’eau souterraine au monde, ce bassin recèlerait près de 40.000 milliards de mètres cubes d’eau, avec un potentiel d’exploitation estimé sur plusieurs siècles, pouvant atteindre cinq à six cents ans selon les estimations avancées.

    Dans un contexte régional de raréfaction des ressources en eau, cet accord marque une volonté politique de sécuriser un patrimoine hydrique stratégique, tout en posant les bases d’une coopération renforcée entre les trois pays du Maghreb.

    S.H

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