Les récentes mesures de revalorisation salariale continuent de susciter des interrogations. Pour l’expert en systèmes de sécurité sociale Hedi Dahmane, les décrets publiés au Journal officiel figurent parmi “les textes les plus ambigus et les plus complexes”.
Intervenant sur les ondes de Diwan FM, vendredi 1er mai 2026, il a expliqué que ces textes introduisent une structuration particulièrement fragmentée des augmentations, distinguant de manière complexe entre fonction publique, secteur public et secteur privé.
Une lisibilité limitée pour les bénéficiaires
Selon lui, cette approche complique fortement la compréhension des mécanismes d’application, aussi bien pour les salariés que pour les retraités. L’absence de clarté sur les modalités précises de calcul et de versement rend difficile l’évaluation réelle de l’impact des hausses annoncées.
Une hausse en deçà des attentes
Sur le fond, Hedi Dahmane estime que cette augmentation reste “en deçà des attentes et des espoirs”, tout en soulignant qu’il est encore prématuré d’en fixer précisément le taux global.
Il qualifie cette revalorisation de “spécifique”, dans la mesure où elle est étalée sur douze mois et ne suit pas les mécanismes classiques de rémunération.
Une augmentation hors cadre habituel
L’expert précise en effet que cette hausse n’est pas intégrée au salaire de base, ne s’applique pas aux primes habituelles (comme la prime de rendement ou le 13e mois), et échappe aux schémas traditionnels de revalorisation salariale.
Une configuration qui, selon lui, limite mécaniquement son impact réel sur le pouvoir d’achat et entretient une certaine confusion quant à sa portée effective.
Au final, cette lecture critique met en lumière un enjeu central : au-delà du niveau des augmentations, c’est leur lisibilité et leur intégration dans le système de rémunération qui conditionneront leur efficacité économique et sociale.
S.H










