L’Institut national de la météorologie (INM) anticipe un début d’été sous tension. Dans sa dernière note de prévisions saisonnières, l’institut annonce des températures supérieures aux normales sur l’ensemble du territoire pour la période mai–juin–juillet.
Une chaleur généralisée attendue
Selon ces projections, toutes les régions du pays devraient connaître des écarts positifs par rapport aux moyennes saisonnières. Cette tendance s’inscrit dans la continuité d’une variabilité climatique accrue, avec des épisodes de chaleur plus fréquents et plus précoces.
En moyenne, les températures saisonnières oscillent habituellement entre :
- 22 et 27°C dans le nord et le centre,
- 25 et 30°C dans le sud, avec des pics enregistrés notamment à Tozeur.
Le mois de mai marque d’ailleurs une transition climatique progressive vers des conditions plus chaudes et plus sèches, avec des températures généralement comprises entre 19 et 22°C au nord et au centre, et entre 21 et 26°C au sud.
Pluviométrie : une forte incertitude
Sur le front des précipitations, les modèles climatiques restent indécis. L’INM souligne l’absence de scénario dominant, laissant ouverte l’ensemble des hypothèses pour les mois à venir.
Traditionnellement, cette période se caractérise par une baisse des pluies :
- entre 31 mm et 77 mm dans le nord (de Nabeul à Le Kef),
- entre 26 mm et 74 mm dans le centre (de Mahdia à Thala),
- et des niveaux plus faibles dans le sud, allant de 7 mm à Remada jusqu’à 44 mm à Sidi Bouzid.
Enjeux pour l’économie et les ressources
Cette configuration — chaleur accrue et incertitude pluviométrique — intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions sur les ressources hydriques. Elle pourrait avoir des répercussions sur l’agriculture, la consommation énergétique et la gestion des barrages.
Dans ce cadre, la vigilance reste de mise pour les autorités comme pour les acteurs économiques, alors que la Tunisie s’achemine vers une saison estivale potentiellement plus chaude et plus exigeante que la normale.
S.H










