Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Trois jours de détention, puis un récit accablant : Hafedh Mribah libéré par les Israéliens

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

Par Raouf Ben Hédi

    Après plusieurs jours d’angoisse et de silence, le journaliste tunisien Hafedh Mribah a finalement été libéré, samedi 2 mai 2026, en même temps que plusieurs participants de la flottille humanitaire en direction de Gaza. Une libération qui met fin à l’incertitude, mais ouvre une séquence bien plus troublante : celle des récits.

    « Arrestation en mer, détention et privations »

    Dans une vidéo tournée à l’île de Crète, en Grèce, le journaliste raconte les conditions de son interpellation et de sa détention après l’arraisonnement du navire par des commandos israéliens.

    Selon son témoignage, les passagers ont été arrêtés en mer avant d’être détenus pendant plus de trois jours dans des conditions particulièrement difficiles. Il évoque des privations de nourriture, la confiscation de leurs effets personnels, ainsi qu’un traitement qu’il assimile à de la maltraitance.

    « Nous avons été emprisonnés en mer, sans accès à nos affaires, ni à des conditions de vie normales », explique-t-il, décrivant une situation chaotique à leur arrivée en Crète, où ils ont été transférés aux autorités grecques.

    Des accusations graves

    Hafedh Mribah va plus loin, évoquant des « actes de torture » et dénonçant des violences subies durant la détention. Des accusations lourdes qui risquent de raviver les critiques déjà formulées contre l’interception de la flottille.

    Le journaliste indique également que deux organisateurs de la mission, Thiago Ávila et Saif Aboukishk, n’ont pas été remis aux autorités grecques et sont restés détenus par les forces israéliennes.

    Sur place, les passagers libérés tentent désormais de rejoindre leurs consulats respectifs, souvent sans effets personnels ni moyens de communication.

    Une affaire qui confirme les craintes

    Cette libération intervient après l’interception, le 29 avril, du navire participant à la flottille « Global Sumud », une initiative internationale visant à briser symboliquement le blocus de Gaza et à attirer l’attention sur la situation humanitaire dans l’enclave.

    L’opération, menée en haute mer à proximité de la Crète, avait suscité une vague d’indignation, notamment en Tunisie, où le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait dénoncé un « enlèvement » et exigé une libération immédiate.

    Si la libération de Hafedh Mribah met fin à l’urgence immédiate, elle ne clôt pas pour autant le dossier. Bien au contraire : les témoignages émergents relancent les interrogations sur les conditions de détention des passagers.

    Au-delà du cas individuel, cette affaire remet une nouvelle fois sur la table une question devenue presque rituelle : celle de la protection des journalistes et des civils engagés dans des missions à forte charge politique et des limites, de plus en plus évidentes, du droit international face aux rapports de force.

    R.B.H

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *