Dans un contexte déjà délicat pour le secteur portuaire tunisien, une cargaison d’environ 27 mille tonnes de blé destinée à l’Office des céréales est en attente au large du port de La Goulette depuis le 1er mai 2026. Le navire, arrivé à la date indiquée, n’a toujours pas été autorisé à accoster, en raison de l’occupation du quai par une autre unité en cours d’opérations de chargement et de déchargement, rapporte Echaâb News, organe médiatique de la centrale syndicale, ce 5 mai 2026.
Ce retard engendre des coûts directs pour l’État, notamment en devises, à travers les pénalités de surestaries et les frais liés à l’attente prolongée des navires. Une situation d’autant plus préoccupante qu’elle concerne un produit stratégique et sensible, au cœur de la sécurité alimentaire nationale.
Un coût immédiat pour les finances publiques
Au-delà de cet incident, l’épisode remet en lumière les limites de la gestion actuelle de l’activité portuaire. Il soulève en particulier la question de l’exploitation des infrastructures disponibles, notamment le quai industriel. Par le passé, lorsque la Société tunisienne d’acconage et de manutention assurait pleinement ses fonctions, ce type de cargaison pouvait être traité plus rapidement, réduisant significativement les délais d’attente et les pertes associées.
Aujourd’hui, malgré l’achèvement des travaux d’aménagement de ce quai, son activation effective et son exploitation optimale tardent à se concrétiser. Une situation qui interroge directement la capacité du système portuaire à répondre efficacement aux impératifs d’approvisionnement du pays.
Un révélateur des failles structurelles
Pour plusieurs observateurs, il ne s’agit pas d’un simple incident logistique, mais d’un signal révélateur des enjeux structurels liés à la gouvernance portuaire. Le rôle des entreprises publiques, en particulier celui de la Stam, apparaît comme un facteur clé pour garantir la continuité du service public, la fluidité des opérations et la maîtrise des coûts.
S.H











2 commentaires
Roberto Di Camerino
Que peut-on dire d’un pays incapable de decharger 2 cargos simultanément ?
Mhammed Ben Hassine
Dites svp notre port de Raaddeess ne peut qu accoster qu un seul navire….!!!???