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Mahmoud El May appelle à accélérer la diversification du mix énergétique 

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Par Nadya Jennene

    Invité sur les ondes de Jawhara FM mardi 5 mai 2026, l’expert du secteur pétrolier Mahmoud El May s’est exprimé au sujet des défis énergétiques auxquels fait face la Tunisie, dans un contexte international marqué par de profondes recompositions géopolitiques et une volatilité persistante des prix des hydrocarbures.

    Selon lui, la dépendance structurelle du pays aux importations énergétiques constitue une vulnérabilité majeure pour les finances publiques. Cette dépendance, accentuée par la hausse des cours mondiaux du pétrole et du gaz, exerce une pression croissante sur le budget de l’État, notamment à travers la compensation énergétique et le déficit de la balance commerciale. Dans ce cadre, il a avancé que la Tunisie devrait impérativement accélérer la transformation de son modèle énergétique en s’orientant vers un mix plus diversifié et plus résilient.

    Mahmoud El May a insisté particulièrement sur le retard accumulé en matière de développement des énergies renouvelables et alternatives. Toutefois, il a nuancé ce constat en soulignant que ce décalage a, dans une certaine mesure, permis au pays de bénéficier d’une baisse significative des coûts de production des technologies vertes à l’échelle internationale. « Le coût de production a chuté de manière considérable ces dernières années », a-t-il affirmé, illustrant son propos par une comparaison régionale. Là où certains pays, comme le Maroc, affichaient des coûts avoisinant 350 millimes par kilowattheure lors des premières phases de déploiement, la Tunisie est parvenue à négocier des contrats autour de 90 millimes par kilowattheure pour les nouveaux projets.

    Cette évolution traduit, selon l’expert, une amélioration notable de la compétitivité des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, qui deviennent désormais des alternatives économiquement viables face aux énergies fossiles. Il a souligné que ces conditions favorables doivent être exploitées sans délai pour accélérer les investissements, renforcer les capacités de production locale et réduire progressivement la dépendance énergétique.

    « Il faut avancer sur cela », a-t-il conclu, appelant à une mobilisation accrue des pouvoirs publics, des investisseurs et des acteurs industriels afin de structurer une politique énergétique cohérente, fondée sur l’innovation, la durabilité et l’optimisation des ressources nationales.

    N.J

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    2 commentaires

    1. Vladimir Guez

      Répondre
      5 mai 2026 | 11h12

      C’est vrai mais 90 millimes du kwh ce n’est atteignable que pour des gros projets qui ne sont financables que par des investisseurs étrangers.

      A 200 millimes du kwh subventionné , le particulier ou le petit investisseur tunisien qui installerai des panneaux perdrait de l’argent.

      Le principal obstacle au développement reste le prix subventionné de l’électricité.

    2. Gg

      Répondre
      5 mai 2026 | 10h12

      Petit détail technique, pourquoi protège t-on aussi mal les panneaux photovoltaïques? Un gros orage de grêle là-dessus et tout est cassé.
      Un gros grêlon est une balle de golf dure comme la pierre, qui tombe à 200km/h. Et un gros orage ce sont des dizaines de milliers de ces grêlons…

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