Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, Thouraya Zouari Elheni, épouse du journaliste Zied El-Heni, a annoncé que ce dernier a décidé de mettre fin à la grève de la faim qu’il avait entamée le 27 avril 2026.
Ce mouvement, qualifié de symbolique, visait à protester contre son arrestation et les poursuites engagées à son encontre, qu’il considère comme arbitraires.
Pour rappel, Zied El-Heni avait été placé en détention à la suite d’une enquête judiciaire liée à des déclarations publiques, avec notamment des poursuites fondées sur l’article 86 du Code des télécommunications, un texte régulièrement critiqué par les défenseurs des libertés pour son utilisation dans des affaires touchant à l’expression. Son incarcération avait suscité de nombreuses réactions au sein de la profession journalistique et d’organisations de la société civile, dénonçant une atteinte à la liberté de la presse.
Selon son épouse, le journaliste apparaît « fort et souriant », fidèle à lui-même, saluant et remerciant les soutiens qui se sont mobilisés en sa faveur. Elle souligne également qu’il envisage de lancer une initiative depuis sa prison, sous forme d’une « radio » interne, afin de donner la parole aux détenus et de relayer les injustices qu’ils estiment subir.

La fin de cette grève de la faim intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités et certains acteurs médiatiques. L’affaire Zied El-Heni continue ainsi de cristalliser les inquiétudes autour de l’encadrement judiciaire de la liberté d’expression en Tunisie et du recours à des dispositions pénales dans le traitement de dossiers liés à l’activité journalistique.
S.H












Commentaire
A4
Les caisses sont vides ?
Et alors ! Nos prisons sont pleines !!!