Noureddine Slimane, éminent spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique, considéré comme l’un des piliers de la discipline en Tunisie, est décédé, a annoncé sa famille mardi 5 mai 2026.
Référence incontestée dans son domaine, le défunt s’était particulièrement illustré dans la chirurgie du rachis, dont il fut l’un des principaux précurseurs dans le pays. Son parcours exceptionnel lui a valu le respect de la communauté médicale et la reconnaissance de nombreux patients.
Successeur du regretté professeur Mohamed Kassab, il avait pris la direction de l’Institut Mohamed Kassab d’orthopédie, où il a poursuivi avec rigueur et engagement une œuvre fondée sur l’excellence, l’innovation et le service aux malades.
Tout au long de sa carrière, il s’est également distingué par son investissement dans la formation de générations de médecins, qu’il a encadrés et inspirés pendant des décennies.
Dans un message empreint d’émotion, son fils Enis Slimane a tenu à rendre hommage à « un père qui a consacré sa vie, son temps et son énergie à sa famille, à ses amis, à ses patients et au corps médical qu’il a formé et guidé ». Il a également salué l’empreinte laissée par le défunt dans le domaine médical, mais aussi dans les œuvres caritatives en faveur des personnes en situation de handicap moteur.
« Tu as réparé des corps, mais surtout transformé des vies. Tant de personnes te seront reconnaissantes à jamais », a-t-il écrit sur Facebook non sans rappeler cette phrase marquante du défunt : « Je m’arrêterai quand mes mains commenceront à trembler », illustrant une vocation exercée avec passion jusqu’au bout.
Avec sa disparition, la Tunisie perd une figure majeure de la médecine, dont l’héritage scientifique, humain et solidaire continuera de marquer durablement les générations futures.
N.J










