La chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a rejeté, mercredi 6 mai 2026, la demande de mise en liberté de l’ancien président de la Fédération tunisienne de football, Wadie Jary, ainsi que celles d’autres accusés poursuivis dans le même dossier, tout en décidant de reporter l’examen de l’affaire au 26 mai prochain.
Selon les éléments figurant au dossier, cette affaire porte sur la conclusion d’un contrat avec l’un des cadres techniques des sélections nationales, dans ce qui est désormais connu comme l’affaire du « directeur technique ».
Une condamnation déjà confirmée en appel
L’ancien patron du football tunisien purge déjà une peine de prison après la décision rendue par la chambre criminelle près la cour d’appel, qui avait confirmé sa condamnation tout en ramenant la peine de quatre à trois ans de prison.
Dans le même dossier, un second accusé, cadre technique poursuivi en état de liberté, avait vu sa condamnation à six ans de prison maintenue.
Les poursuites portent notamment sur des soupçons d’exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, de préjudice causé à l’administration, ainsi que de violation des procédures applicables à ce type d’opérations.
Nouveau malaise à l’audience
La décision rendue ce mercredi survient au lendemain d’une nouvelle alerte médicale concernant Wadie Jary.
Hier, son état de santé se serait brusquement détérioré lors de l’audience consacrée précisément à l’affaire du « directeur technique », examinée par une chambre criminelle.
Selon les informations disponibles, cette dégradation soudaine a nécessité son transfert immédiat vers un établissement hospitalier afin d’y subir les examens médicaux requis.
L’ancien responsable sportif avait été conduit devant la juridiction compétente depuis un hôpital universitaire où il recevait déjà des soins, alors qu’il comparaissait dans un état sanitaire jugé particulièrement fragile.
Une santé fragilisée depuis mars
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de complications médicales remontant au mois de mars.
Le 10 mars 2026, Wadie Jary avait été transféré en urgence à l’hôpital après une aggravation notable de son état physique.
Il observait alors une grève de la faim sauvage déclenchée après l’annonce, le 2 mars, de la confirmation en appel de sa condamnation à trois ans de prison dans une affaire liée à des soupçons de corruption financière.
Outre le dossier du « directeur technique », les poursuites visant l’ancien dirigeant sportif portent également sur une autre affaire liée à l’organisation d’un tournoi impliquant des élèves africains.
Malgré ce nouvel épisode médical survenu la veille, la justice a donc décidé, ce mercredi 6 mai, de maintenir Wadie Jary en détention, dans l’attente de sa prochaine comparution prévue le 26 mai.
M.B.Z











