Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

À Tunis, chercheurs et étudiants se mobilisent autour de l’hydrogène vert, l’une des énergies les plus prometteuses de demain

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

Par Myriam Ben Zineb

    L’amphithéâtre Ali Hili, à la Faculté des sciences de Tunis, a accueilli ce jeudi 7 mai 2026 une forte affluence à l’occasion de l’ouverture d’une journée scientifique consacrée à l’hydrogène vert, un sujet qui s’impose aujourd’hui comme l’un des piliers de la transition énergétique mondiale.

    Organisé par l’association Osiris, en collaboration avec l’Université de Tunis El Manar, l’Université de Carthage, la Faculté des sciences de Tunis et le Centre de recherches et des technologies de l’énergie (CRTEn), l’événement a réuni enseignants universitaires, chercheurs, experts, industriels, doctorants et étudiants venus nombreux assister au lancement de cette rencontre scientifique.

    Dès les premières heures de la matinée, l’ambiance témoignait de l’intérêt grandissant que suscite cette filière en Tunisie. La salle affichait une belle présence, marquée notamment par une forte participation de jeunes étudiants et de chercheurs, preuve que les questions liées à l’énergie, à l’innovation et aux technologies propres occupent désormais une place centrale dans les parcours académiques et scientifiques.

    Une énergie appelée à jouer un rôle stratégique

    Si l’hydrogène est l’élément chimique le plus abondant dans l’univers, il n’existe pratiquement jamais à l’état pur sur Terre et doit être produit à partir d’autres ressources. C’est là qu’intervient la notion d’hydrogène vert.

    Concrètement, il s’agit d’un hydrogène produit grâce à l’électricité issue de sources renouvelables, comme le solaire ou l’éolien, via un procédé appelé électrolyse de l’eau, qui permet de séparer les molécules d’hydrogène et d’oxygène sans générer d’émissions de dioxyde de carbone.

    À la différence de l’hydrogène dit « gris », encore largement utilisé dans l’industrie et produit à partir d’énergies fossiles, l’hydrogène vert apparaît comme une solution propre, capable de contribuer à la décarbonation de secteurs particulièrement énergivores comme l’industrie lourde, le transport maritime, l’aviation ou encore le stockage de l’électricité.

    Un enjeu majeur pour la Tunisie

    Pour un pays comme la Tunisie, fortement dépendant des importations énergétiques et engagé dans une diversification de son mix énergétique, cette technologie suscite un intérêt croissant.

    Grâce à son important potentiel solaire et à sa position stratégique en Méditerranée, la Tunisie figure parmi les pays susceptibles de jouer, à moyen terme, un rôle dans la production et éventuellement l’exportation d’hydrogène vert ou de ses dérivés vers les marchés européens, engagés dans une vaste stratégie de décarbonation.

    C’est dans cette perspective que cette journée scientifique a été pensée : créer un espace de rencontre entre recherche académique, innovation technologique et monde industriel, autour de thématiques allant de la production et du stockage de l’hydrogène aux matériaux avancés, aux piles à combustible et aux applications industrielles.

    Au-delà de la dimension scientifique, la mobilisation observée ce matin à Tunis illustre aussi l’émergence progressive d’un écosystème tunisien autour de cette énergie appelée, selon de nombreux experts, à occuper une place centrale dans l’économie bas carbone de demain.

    M.B.Z

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *