La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mercredi 6 mai 2026, la condamnation de Seif Eddine Makhlouf dans une affaire liée à des accusations d’atteinte à la sûreté de l’État, selon des informations judiciaires.
L’ancien député de la Coalition Al Karama était poursuivi à la suite d’une plainte déposée par un syndicaliste sécuritaire, qui l’accusait d’entretenir des liens avec des parties étrangères, selon les éléments versés au dossier et les investigations menées dans cette affaire.
Initialement jugé par contumace, Seif Eddine Makhlouf avait été condamné à cinq ans de prison avec exécution immédiate par le tribunal de première instance de Tunis, le 13 janvier 2026. La justice avait alors retenu à son encontre plusieurs chefs d’accusation liés à des crimes portant atteinte à la sécurité de l’État.
Le dossier évoquait notamment la divulgation présumée de secrets liés à la défense nationale, la transmission d’instructions et d’informations sensibles relatives à des enquêtes judiciaires ainsi que des accusations graves portées, sans éléments probants selon l’enquête, contre des agents de l’État. Des menaces à l’encontre de fonctionnaires publics et des faits jugés de nature à porter atteinte à la crédibilité des institutions sécuritaires et judiciaires figuraient également parmi les griefs retenus.
Après opposition, la peine avait été ramenée à quatre ans de prison lors d’un procès en présence de l’intéressé. Celui-ci avait interjeté appel, sans obtenir gain de cause, la juridiction ayant finalement confirmé ce jugement.
Un parcours judiciaire qui continue de s’alourdir
Cette nouvelle décision s’ajoute à une série de condamnations visant Seif Eddine Makhlouf depuis la levée de son immunité parlementaire.
L’ancien président du bloc parlementaire Al Karama a notamment été condamné à un an de prison dans l’affaire de l’altercation avec Abir Moussi au sein de l’Assemblée en 2021. Il a également écopé de vingt mois de prison en appel dans une affaire de menaces visant le procureur de la République de Sidi Bouzid, ainsi que d’une peine d’un an de prison assortie d’une interdiction d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans par la justice militaire.
Pour rappel, il avait été interpellé en juin 2024 à l’aéroport d’Annaba, en Algérie, alors qu’il tentait de rejoindre Istanbul puis Doha, dans une affaire distincte liée à son entrée sur le territoire algérien et à la détention de documents de voyage falsifiés. Depuis, les décisions judiciaires se succèdent à son encontre.
M.B.Z











