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Infanticide à Kasserine : la peine de mort prononcée dans l’affaire du petit Haroun Dhibi

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Par Nadya Jennene

    La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Kasserine a condamné, vendredi 8 mai 2026, à la peine capitale le principal accusé dans l’affaire du meurtre du petit Haroun Dhibi, un enfant de quatre ans dont l’assassinat avait profondément bouleversé l’opinion publique tunisienne.

    Un verdict lourd dans une affaire qui a bouleversé la Tunisie

    Le verdict prononcé reste toutefois un jugement de première instance. La défense de l’accusé peut encore interjeter appel dans les délais prévus par la loi tunisienne, ce qui pourrait conduire à un nouveau procès devant une juridiction supérieure.

    Par ailleurs, bien que la peine capitale demeure inscrite dans l’arsenal juridique tunisien et continue d’être prononcée dans certaines affaires criminelles particulièrement graves, elle n’est plus appliquée dans les faits depuis plus de trois décennies. La Tunisie observe en effet un moratoire de facto sur les exécutions depuis 1991.

    Le drame remonte, rappelons-le, au mois de mars 2025 dans le quartier Ezzouhour, à Kasserine. La disparition puis la découverte du corps sans vie de l’enfant avaient provoqué une onde de choc dans toute la région et suscité une immense émotion à travers le pays. Selon l’enquête, le garçonnet avait été kidnappé avant d’être tué d’un violent coup porté à la tête avec un objet lourd, entraînant une fracture fatale du crâne.

    Des expertises médicales au cœur de l’enquête et du procès

    Le parquet avait rapidement qualifié les faits d’homicide volontaire avec préméditation, conformément aux articles 201 et 202 du Code pénal tunisien. Le principal suspect, un proche parent de la victime âgé de 21 ans, avait été arrêté puis placé en détention préventive. Un mineur de 13 ans avait également été interpellé au début de l’enquête avant d’être remis en liberté après que l’accusé principal eut affirmé avoir agi seul.

    L’affaire avait pris une ampleur nationale en raison de l’extrême violence du crime mais aussi des nombreuses interrogations autour de l’état mental du suspect. Face à des déclarations jugées incohérentes et à l’existence d’une carte de handicap délivrée par le ministère des Affaires sociales, la justice avait ordonné plusieurs expertises médicales et toxicologiques.

    Les rapports médicaux rendus en avril 2025 avaient finalement conclu que l’accusé était pleinement responsable de ses actes. Les experts avaient écarté toute altération mentale ainsi que toute consommation de substances stupéfiantes au moment des faits. Bien qu’ils aient relevé une intelligence limitée, ils avaient confirmé que cela ne constituait pas un handicap mental susceptible d’annuler sa responsabilité pénale.

    Tout au long de l’affaire, de nombreuses rumeurs avaient circulé sur les réseaux sociaux concernant les circonstances du meurtre. Les autorités judiciaires avaient toutefois démenti toute agression sexuelle ou acte de décapitation, affirmant que l’enfant avait succombé à un unique et violent coup à la tête.

    N.J

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