À l’approche de la saison estivale et du traditionnel retour des Tunisiens résidant à l’étranger, les autorités douanières tunisiennes ont tenu à rassurer les membres de la diaspora concernant les avantages accordés pour l’importation de véhicules et d’effets personnels. Aucune modification n’a été apportée aux dispositifs en vigueur, contrairement aux nombreuses interrogations relayées ces dernières semaines sur les réseaux sociaux.
Le porte-parole officiel de la Direction générale des douanes tunisiennes, le colonel-major Chokri Jabri, a ainsi confirmé que les privilèges accordés aux Tunisiens résidant à l’étranger demeurent identiques à ceux appliqués l’année dernière.
Dans une déclaration accordée à la Tap, il a rappelé que tout Tunisien établi à l’étranger peut bénéficier du régime d’exonération totale des droits et taxes pour l’importation d’un véhicule, à condition de remplir les critères requis. Le bénéficiaire doit notamment être de nationalité tunisienne, âgé d’au moins 18 ans et justifier d’une résidence effective à l’étranger durant une période minimale de deux années consécutives.
Les autorités douanières exigent également que la durée de séjour en Tunisie ne dépasse pas 183 jours par an afin de conserver le bénéfice de ce statut. Quant au véhicule importé, celui-ci ne doit pas excéder cinq ans d’ancienneté au moment de son entrée sur le territoire tunisien.
Le responsable a également précisé que cet avantage douanier peut être renouvelé tous les dix ans, sous réserve que le citoyen concerné continue à résider à l’étranger et remplisse toujours les conditions requises.
Par ailleurs, les Tunisiens de l’étranger conservent la possibilité de choisir entre deux régimes distincts : l’exonération totale ou l’exonération partielle. Cette dernière implique le paiement de droits de douane réduits, représentant entre 25 et 30% des taxes habituelles, en contrepartie d’une immatriculation tunisienne classique pour ainsi disposer librement du véhicule sur le marché local.
Concernant les biens personnels et marchandises non commerciales introduits en Tunisie, le plafond autorisé reste fixé à 5 000 dinars. Chokri Jebri a souligné qu’aucune révision de ce montant n’avait été décidée depuis son relèvement en 2025.
N.J










