L’affaire avait suscité de nombreuses réactions au moment de son éclatement. Le ressortissant originaire d’Afrique subsaharienne, interpellé après avoir été découvert à l’intérieur de l’appartement d’une avocate à l’Aouina, a été condamné, dans la nuit du lundi 11 mai 2026, à un an et huit mois de prison par la sixième chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis.
Selon des sources concordantes, le tribunal a retenu à son encontre plusieurs chefs d’accusation, notamment l’introduction de nuit dans un domicile habité sans l’autorisation de son occupant et avec usage de la force, en vertu des articles 237 et 256 du Code pénal. La justice lui reproche également l’entrée sur le territoire tunisien sans documents officiels ainsi que le séjour irrégulier sur le sol tunisien, conformément aux dispositions de la loi de 1968 relative à la condition des étrangers.
L’affaire remonte au 20 avril 2026, date à laquelle le parquet près le tribunal de première instance de Tunis avait ordonné son placement en détention après son arrestation.
Les faits s’étaient déroulés dans une résidence située à l’Aouina. De retour chez elle, une avocate avait découvert la présence de l’homme à l’intérieur de son appartement, alors qu’elle était absente, avant de prévenir immédiatement les forces de l’ordre.
Les premiers éléments de l’enquête avaient surpris jusqu’aux enquêteurs. L’individu aurait été retrouvé installé dans la chambre à coucher, après avoir utilisé certains équipements du logement, pris une douche, changé de vêtements, puis s’être endormi sur place.
Autre détail qui avait retenu l’attention : aucune trace d’effraction n’avait été relevée sur la porte d’entrée. Les premières constatations avaient alors orienté les investigations vers une intrusion par une fenêtre, l’appartement étant situé au premier étage.
Après plusieurs semaines d’instruction et de détention, la justice a finalement tranché lundi soir, mettant un premier terme à une affaire qui avait particulièrement marqué l’opinion.
M.B.Z










