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L’Utap réclame un Conseil supérieur pour défendre la souveraineté alimentaire

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Par Myriam Ben Zineb

    À l’heure où la Tunisie multiplie les interrogations sur son autonomie alimentaire, l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) remet sur la table une proposition qu’elle juge désormais incontournable : la création d’un Conseil supérieur de la souveraineté alimentaire.

    Dans une prise de position rendue publique mardi 12 mai 2026, à l’occasion de la fête nationale de l’agriculture et du 62e anniversaire de l’évacuation agricole, l’organisation professionnelle a estimé qu’il est temps de doter le pays d’une structure nationale capable de piloter, coordonner et anticiper les grands enjeux liés à la production alimentaire.

    Un enjeu qui dépasse le seul secteur agricole

    Pour l’organisation, l’agriculture et la pêche ne peuvent plus être appréhendées comme de simples secteurs économiques. Elles constituent, selon elle, un levier stratégique pour la stabilité du pays, la résilience de son économie et sa capacité à faire face aux secousses internationales, qu’elles soient climatiques, géopolitiques ou commerciales.

    Dans ce contexte, l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche appelle à une gouvernance plus intégrée, capable de fédérer les différents intervenants autour d’une même vision, avec pour objectif de sécuriser l’approvisionnement du marché national, soutenir la production locale et réduire la vulnérabilité du pays face aux tensions extérieures.

    Moderniser, produire et investir

    L’organisation a, par ailleurs, réaffirmé son soutien aux initiatives visant à moderniser les filières agricoles et halieutiques, à améliorer les conditions de travail des agriculteurs et des marins-pêcheurs, mais aussi à stimuler l’investissement dans un secteur régulièrement confronté à des difficultés structurelles.

    Saluant les efforts engagés par l’État pour accompagner les producteurs, elle s’est dite prête à participer activement aux réformes et aux programmes susceptibles de permettre à l’agriculture tunisienne de gagner en compétitivité, en durabilité et en capacité de production.

    La souveraineté alimentaire au cœur des priorités

    À travers cet appel, le message est clair : pour l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche, la question alimentaire dépasse désormais le seul cadre agricole et s’impose comme un enjeu stratégique, directement lié à la souveraineté nationale, au développement économique et à la stabilité du pays.

    M.B.Z

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