Nouveau développement judiciaire dans l’un des volets les plus sensibles liés à l’assassinat de Chokri Belaïd. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près du tribunal de première instance de Tunis a prononcé, dans la nuit de lundi à mardi 12 mai 2026, de lourdes peines de prison dans l’affaire dite de la « cellule de repérage, de recrutement et de planification d’assassinats » visant des journalistes, des magistrats, des responsables politiques ainsi que plusieurs figures nationales, parmi lesquelles feu Chokri Belaïd.
Selon les éléments rendus publics, l’homme d’affaires Fethi Damak a été condamné à 38 ans de prison. La même juridiction a également prononcé des peines allant de 20 à 34 ans de réclusion contre plusieurs autres accusés, parmi lesquels figurent notamment un cadre sécuritaire relevant de la direction du renseignement ainsi qu’un membre du bureau régional de Ennahdha à Ben Arous.
Un dossier issu de l’affaire Belaïd
Cette procédure s’inscrit dans l’un des volets judiciaires liés à l’assassinat de Chokri Belaïd, tué par balle le 6 février 2013 devant son domicile, un crime qui avait profondément marqué la scène politique tunisienne.
Le dossier avait été dissocié en deux branches distinctes par le juge d’instruction : la première porte sur le réseau de planification, de surveillance et de recrutement, tandis que la seconde concerne l’exécution de l’opération.
Cette architecture judiciaire avait déjà été détaillée par le comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui suivent depuis des années l’évolution de ce dossier hautement sensible.
M.B.Z










