Quelques heures après les déclarations du président de la République Kaïs Saïed sur la nécessité de prendre des décisions pour répondre aux attentes des Tunisiens, la députée Fatma Mseddi l’a interpellé, l’appelant à accélérer l’action de l’État et à passer « des discours aux actes ».
La députée Fatma Mseddi a réagi, jeudi 14 mai 2026, aux déclarations du chef de l’État, prononcées lors de sa rencontre avec la cheffe du gouvernement Sarah Zaâfrani Zenzri au palais de Carthage.
Dans un statut publié sur Facebook, l’élue a estimé que « le peuple tunisien n’est plus capable d’attendre davantage », évoquant une situation marquée par la cherté de la vie, la baisse du pouvoir d’achat, le chômage et le blocage de plusieurs projets et lois pourtant adoptés par le Parlement.
Fatma Mseddi a affirmé que les Tunisiens n’attendent plus « des promesses », mais des « décisions claires et rapides » capables de restaurer la confiance et d’ouvrir de nouvelles perspectives. Elle a également dénoncé le retard dans l’application de plusieurs textes déjà approuvés, y compris certains intégrés aux Lois de finances, qualifiant cette situation « d’incompréhensible et inacceptable » dans le contexte de crise économique et sociale que traverse le pays.
Contrebande, économie parallèle et migration irrégulière
Dans son message, la députée a appelé à une « véritable guerre contre la contrebande et l’économie parallèle », qu’elle accuse d’avoir affaibli l’État et les entreprises organisées. Elle a aussi plaidé pour l’intégration de l’économie informelle dans le circuit économique officiel afin de récupérer des ressources pour l’État et de garantir davantage de justice fiscale.
L’élue a également évoqué la question de la migration irrégulière, appelant à l’application de la loi « dans le respect de la souveraineté de l’État, de la sécurité des citoyens et de la stabilité du pays ». Elle a notamment demandé des expulsions ainsi qu’une révision du mémorandum d’entente conclu avec l’Union européenne.
Réformes énergétiques et accélération des décisions
Fatma Mseddi a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’engager « de grandes réformes » dans le secteur de l’énergie à travers un nouveau Code énergétique destiné, selon elle, à protéger les intérêts tunisiens et à renforcer la souveraineté énergétique du pays.
« La Tunisie ne manque pas de conscience de la gravité de la crise, mais de rapidité dans l’exécution et de courage dans la prise de décision », a-t-elle écrit, ajoutant que « le peuple veut des actes et non des discours ».
Cette réaction intervient après les déclarations de Kaïs Saïed lors de son entretien avec Sarah Zaâfrani Zenzri, mercredi 13 mai 2026. Le chef de l’État avait alors affirmé que « le peuple tunisien a besoin de décisions » et assuré que celles-ci étaient « à venir » pour mettre fin aux souffrances liées à la pauvreté, au chômage et à la précarité sociale.

I.N.











Commentaire
le financier
alors elle n aime pas la loi sur le cheque et le CDI , KS va te mettre en prison si tu continues