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Distribution de tracts à Tunis : quatre jeunes activistes remis en liberté après leur interpellation

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Par Raouf Ben Hédi

    Les quatre jeunes militants interpellés vendredi 15 mai 2026 sur l’avenue Habib Bourguiba ont finalement été remis en liberté après près de deux heures d’audition au poste de police « Septième » au ministère de l’Intérieur, alors qu’ils distribuaient des tracts appelant à participer à la manifestation prévue samedi 16 mai à 16 heures, place Helmi Manaï à Bab El Khadra.

    Il s’agit de Mehdi Elleuch, Nawres Douzi, Nawres Hammadi et Seif Ayadi, tous engagés dans des activités de la société civile et impliqués dans la mobilisation autour de la marche annoncée pour dénoncer la dégradation de la situation sociale et politique dans le pays.

    Une simple distribution de tracts qui vire à l’interpellation

    Selon les informations relayées par leurs proches et plusieurs activistes sur les réseaux sociaux, les quatre jeunes ont été conduits au poste alors qu’ils distribuaient des invitations et appels à manifester sur l’avenue Habib Bourguiba. Leur interpellation aura duré plusieurs heures avant leur libération.

    L’épisode intervient dans un contexte de tension politique croissante autour des libertés publiques et du droit à la mobilisation, alors que de plus en plus d’activistes dénoncent une pression sécuritaire visant les mouvements contestataires, y compris lorsqu’il s’agit de simples actions militantes ou de distribution de tracts.

    « Le peuple a faim et les prisons sont pleines »

    Avant leur interpellation, les militants distribuaient des invitations portant un slogan du rassemblement particulièrement critique à l’égard du pouvoir et de la situation actuelle : « Le peuple a faim et les prisons sont pleines ».

    La manifestation prévue samedi entend justement dénoncer la crise sociale, la multiplication des arrestations et le climat politique que plusieurs organisations et militants jugent de plus en plus répressif.

    R.B.H

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    Commentaire

    1. Roberto Di Camerino

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      16 mai 2026 | 15h31

      Si vous ne l’avez pas encore compris, la Tunisie vit aujourd’hui sous un régime dictatorial, policier et répressif.

      Les discours répétés de Kaïs Saïed n’étaient pas anodins : ils visaient à conditionner le peuple, à l’amener progressivement à accepter la dictature au nom de la volonté populaire.

      Le récit est toujours le même : le président se bat pour vous, il vous protège contre des forces obscures qui voudraient vous nuire. C’est ainsi que l’on justifie la concentration du pouvoir, la répression et le silence imposé aux voix dissidentes.
      Mais vous êtes saufs, les article 54 et le nouveau 8 -26 sont là pour vous proteger.

      Comme on dit à Zarzouna :« On peut tromper tout le monde une partie du temps, et une partie du monde tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. »

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