La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a décidé de renvoyer 18 personnes, parmi lesquelles figurent plusieurs créateurs de contenu actifs sur les plateformes TikTok et Instagram, devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.
Les prévenus devront répondre d’une série de charges particulièrement lourdes liées à des activités numériques, à l’exploitation sexuelle ainsi qu’à des infractions financières, selon les éléments dévoilés ce week-end.
La première audience a été fixée au mois de juin prochain.
Selon les accusations retenues, les mis en cause sont poursuivis notamment pour production, diffusion, mise à disposition, téléchargement et transmission de vidéos et de photographies à caractère pornographique, ainsi que pour détention de données informatiques comportant des contenus sexuels impliquant un enfant ou une autre personne à des fins d’exploitation ou de pratiques sexuelles.
Le dossier comprend également des accusations liées à l’utilisation délibérée de systèmes informatiques pour diffuser des images et séquences vidéo d’agressions sexuelles commises sur autrui.
Plus grave encore, les suspects sont également poursuivis pour appartenance et participation, en Tunisie ou à l’étranger, à une organisation criminelle impliquée dans le recrutement de personnes à travers la contrainte, la menace ou la coercition, dans le but de leur exploitation, quelle qu’en soit la forme.
Des accusations de blanchiment d’argent figurent également dans ce dossier, qui devrait être examiné par la justice au cours des prochaines semaines.
M.B.Z










