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Hantavirus : l’OMS maintient un niveau de risque global « faible »

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Par Nadya Jennene

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué, dimanche 17 mai 2026, maintenir son évaluation du risque sanitaire global lié à l’épidémie de hantavirus détectée à bord du navire de croisière MV Hondius à un niveau jugé « faible ». Cette position intervient alors que le navire, battant pavillon néerlandais et exploité par la compagnie Oceanwide Expeditions, s’approche du port de Rotterdam, où les dernières personnes encore à bord doivent être débarquées, lundi 18 mai 2026. 

    L’OMS a précisé que « le risque sanitaire public a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles, et le risque mondial reste faible ». L’institution a souligné néanmoins que « des cas supplémentaires pourraient encore survenir parmi les passagers et membres d’équipage exposés avant la mise en œuvre des mesures de confinement », tout en estimant que le risque de transmission secondaire a été fortement réduit grâce aux dispositifs d’isolement et de contrôle mis en place.

    Une maladie contractée suite à une exposition terrestre

    L’épidémie a été signalée pour la première fois le 2 mai 2026, lorsque le point focal national du Règlement sanitaire international (RSI) du Royaume-Uni a notifié à l’OMS un cluster de syndrome respiratoire aigu sévère touchant des passagers du MV Hondius, incluant deux décès et un cas critique.

    Selon les données consolidées au 13 mai, onze cas ont été recensés, dont huit confirmés, un cas probable et deux cas considérés comme inconclusifs. Trois décès ont été rapportés au total. Tous les cas confirmés concernent une infection par le virus Andes (ANDV), un hantavirus endémique en Amérique du Sud, lit-on dans un rapport de l’OMS. 

    Les investigations épidémiologiques en cours, menées en collaboration avec les autorités sanitaires d’Argentine et du Chili, suggèrent que le cas index aurait été infecté avant l’embarquement, à la suite d’une exposition terrestre.

    Toutefois, les analyses génomiques préliminaires renforcent la thèse d’une transmission secondaire à bord du navire. Les séquences virales obtenues présentent une forte similarité génétique, avec des écarts d’au plus un seul polymorphisme nucléotidique (SNP), ce qui indique soit un événement zoonotique unique, soit un très petit nombre d’événements de transmission initiale étroitement liés.

    L’OMS a avancé que les conditions du navire — espaces clos, promiscuité, interactions prolongées et environnement partagé — avaient pu favoriser la transmission interhumaine, phénomène rare mais documenté pour le virus Andes.

    Un environnement à risque aggravé

    Le virus Andes est l’un des rares hantavirus pour lesquels une transmission interhumaine a été démontrée, principalement dans des contextes de contact étroit et prolongé, souvent au sein de foyers ou de groupes confinés, selon l’OMS. 

    Dans le cas du MV Hondius, l’âge moyen élevé des passagers (environ 65 ans) constitue également un facteur aggravant, les formes graves du syndrome pulmonaire à hantavirus (HPS) étant associées à une létalité élevée pouvant atteindre 40 à 50%, notamment chez les personnes âgées ou présentant des comorbidités.

    L’OMS a rappelé que, bien que la transmission interhumaine reste limitée, elle pourrait survenir dans des contextes spécifiques, notamment en phase précoce de la maladie, lorsque la charge virale est potentiellement plus élevée.

    Il n’existe actuellement ni traitement antiviral spécifique ni vaccin contre les infections à hantavirus. La prise en charge repose exclusivement sur des soins de support intensifs, incluant une hospitalisation en unité de soins intensifs. 

    N.J

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