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Marché noir du café : l’ANPME dénonce des prix inexplicables » et une menace pour les PME

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Par Sarra Hlaoui

    L’Association nationale des petites et moyennes entreprises (ANPME) a exprimé, dans un communiqué publié, mardi 19 mai 2026, sa vive inquiétude face à l’ampleur prise par la vente illégale de café en dehors des circuits officiels.

    Des écarts de prix jugés « inexplicables »

    L’association affirme que le café est désormais commercialisé sur le marché parallèle à des prix variant entre 20 et 25 dinars le kilogramme, parfois avec livraison gratuite pour certaines quantités, alors que le prix dans les circuits légaux avoisine les 34,5 dinars le kilo.

    Selon l’ANPME, cet écart important ne peut s’expliquer que par l’expansion de la contrebande et du commerce informel, notamment dans les régions proches des frontières où les prix seraient encore plus bas.

    « Une menace pour les PME »

    L’organisation estime que cette situation porte gravement atteinte aux petites et moyennes entreprises opérant légalement.

    Elle souligne que les entreprises structurées supportent des charges fiscales, sociales et logistiques importantes, en plus du respect des cahiers des charges et des normes sanitaires, contrairement aux réseaux du commerce parallèle qui échappent, selon elle, à tout contrôle.

    L’ANPME considère également que cette concurrence informelle menace :

    • les emplois ;
    • l’investissement ;
    • les recettes fiscales de l’État ;
    • et le principe de concurrence loyale sur le marché national.

    Appel à un renforcement des contrôles

    Face à cette situation, l’Association nationale des petites et moyennes entreprises appelle les autorités à :

    • renforcer les contrôles contre les circuits de contrebande et de distribution illégale ;
    • protéger les entreprises opérant dans le cadre légal ;
    • appliquer la loi à tous les intervenants du secteur ;
    • mettre en place une stratégie nationale de lutte contre l’économie parallèle ;
    • et protéger les consommateurs contre les produits non contrôlés et d’origine inconnue.

    L’association conclut en affirmant que la protection du tissu économique national nécessite une véritable volonté politique pour lutter contre la contrebande et le commerce parallèle.

    S.H

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