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Flottille pour Gaza : les huit Tunisiens détenus par Israël ont été libérés

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Par Raouf Ben Hédi

    Le Centre Adalah en Palestine a annoncé, jeudi 21 mai 2026, la libération de l’ensemble des militants de la « Flottille de la liberté » et de « Soumoud 2 » détenus par les autorités israéliennes après l’interception des embarcations humanitaires en mer.

    Parmi les personnes relâchées figurent huit Tunisiens, et non six comme indiqué dans les premiers bilans diffusés après l’opération israélienne. Il s’agit de Mohab Senoussi, Khalil Abidi, Hamza Bouzouida, Safa Chebbi, Hassna Boussen, Jihane Hadj Mabrouk, Hassan Bouker et Saber Majeri.

    Les militants avaient été arrêtés après l’interception, dimanche 17 mai 2026, de la flottille humanitaire, partie pour tenter de briser le blocus imposé à Gaza et acheminer une aide humanitaire symbolique.

    Une interception illégale

    L’interception des embarcations par les forces israéliennes, en eaux internationales au large de Chypre, avait suscité une vague d’indignation parmi les organisations et les défenseurs des droits humains.

    Les organisateurs de la mission avaient dénoncé un « acte de piraterie d’État », relevant qu’Israël avait violé le droit international ainsi que la Convention des Nations unies sur le droit de la mer garantissant la liberté de navigation en haute mer.

    Depuis plusieurs années, les flottilles humanitaires tentant de rejoindre Gaza sont régulièrement stoppées par Israël. À chaque mission, des militants internationaux et des civils désarmés sont arrêtés, détenus ou expulsés avant d’atteindre l’enclave palestinienne soumise à un blocus israélien.

    Les organisations impliquées la flottille avaient exigé la libération immédiate des militants arrêtés et appelé la communauté internationale à assurer la protection des missions humanitaires maritimes.

    Les images d’humiliation qui ont choqué

    L’affaire a pris une ampleur supplémentaire après la diffusion, mercredi 20 mai 2026, d’images montrant plusieurs militants détenus agenouillés, la tête baissée et les mains attachées, encadrés par les forces israéliennes au port d’Ashdod.

    Dans une vidéo publiée sur son compte X, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir apparaît devant les détenus sur fond d’hymne national israélien, lançant : « Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous ».

    Ces images ont été largement dénoncées comme une mise en scène humiliante et dégradante. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont évoqué des actes de maltraitance et des traitements portant atteinte à la dignité humaine.

    L’Italie a officiellement réagi après l’arrestation de plusieurs de ses ressortissants. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, ont dénoncé les conditions de détention des militants. La France a également condamné les images diffusées depuis Ashdod. Plusieurs autres pays, notamment le Canada et l’Espagne ont fustigé le traitement réservé aux activistes.

    En Tunisie, aucune réaction officielle des autorités n’avait encore été enregistrée au moment de l’annonce de la libération des huit ressortissants tunisiens.

    R.B.H

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