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À Tunis, les Prix Comar d’Or ouvrent le débat sur l’avenir international du roman tunisien

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Par Myriam Ben Zineb

    En marge de la 30e édition des Prix Comar d’Or, une conférence-débat consacrée à l’internationalisation du roman tunisien s’est tenue vendredi 22 mai 2026 à la Cité de la Culture de Tunis, réunissant plusieurs figures du paysage littéraire national, auteurs, éditeurs et acteurs du secteur autour d’une même interrogation : comment donner au roman tunisien une place plus visible sur la scène internationale.

    Organisée dans le cadre de cette édition anniversaire de l’un des rendez-vous littéraires les plus prestigieux du pays, la rencontre a donné lieu à de riches échanges entre écrivains tunisiens arabophones et francophones, dont plusieurs ont vu leurs œuvres traduites et diffusées à l’étranger.

    Traduction, diffusion et accompagnement : les défis de l’internationalisation

    Au fil des échanges, plusieurs défis liés au rayonnement du livre tunisien à l’étranger ont été soulevés. La question de la traduction a occupé une place importante dans les discussions, non seulement sous l’angle de l’accès à d’autres lectorats, mais aussi à travers la qualité du travail éditorial qui l’accompagne.

    Les intervenants ont insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des traducteurs expérimentés, capables de restituer les subtilités linguistiques, culturelles et stylistiques des œuvres, en lien avec des maisons d’édition ou des circuits de publication aptes à accompagner leur diffusion.

    Le débat a également mis en lumière les limites d’un marché du livre tunisien jugé peu dynamique, le besoin de renforcer les relais critiques et culturels à l’étranger, ainsi que les mécanismes permettant une meilleure valorisation des écrivains tunisiens sur la scène internationale.

    Un besoin de visibilité et de relais

    Au-delà de la traduction, les participants ont évoqué la nécessité de renforcer l’accompagnement critique autour de la littérature tunisienne, notamment à travers l’émergence de critiques, chercheurs et théoriciens capables d’analyser, valoriser et porter les spécificités du roman tunisien dans les espaces universitaires, éditoriaux et culturels à l’étranger.

    Le débat a également abordé certaines orientations éditoriales qui ont parfois favorisé un recentrage sur la production nationale, là où une ouverture plus large vers d’autres circuits de diffusion et de publication pourrait contribuer à mieux faire connaître les écrivains tunisiens hors du pays.

    Des figures majeures de la scène littéraire tunisienne réunies

    La conférence a réuni plusieurs noms marquants de la littérature tunisienne, parmi lesquels Chokri Mabkhout, universitaire, critique et romancier reconnu notamment pour L’Italien, Fawzia Zouari, écrivaine et journaliste tunisienne de langue française, figure importante de la littérature maghrébine contemporaine, Yamen Manaï, romancier tunisien dont plusieurs œuvres ont contribué au rayonnement de la littérature tunisienne francophone, ainsi que Habib Selmi, écrivain tunisien de langue arabe, dont plusieurs romans ont été traduits et publiés à l’étranger.

    À travers cette rencontre, les Prix Comar d’Or, qui célèbrent cette année leur 30e anniversaire, ont une nouvelle fois confirmé leur place dans le paysage culturel tunisien, tout en ouvrant une réflexion plus large sur les leviers nécessaires à une meilleure visibilité du roman tunisien au-delà de ses frontières.

    M.B.Z

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