L’Association des Amis de Carthage a annoncé, dimanche 24 mai 2026, avoir déposé une demande officielle auprès de la municipalité de Carthage afin d’exiger l’arrêt immédiat des opérations d’abattage et d’arrachage d’arbres dans la région.
Une demande officielle adressée à la municipalité
Dans un communiqué, l’association indique avoir réclamé l’ensemble des documents liés à ces travaux, notamment les autorisations accordées, les comptes rendus des réunions organisées entre les habitants et la municipalité, ainsi que l’ouverture d’une enquête sur les interventions effectuées.
Elle demande également l’élaboration d’un programme alternatif de gestion du couvert végétal et de reboisement dans la commune.
L’association précise, par ailleurs, avoir déjà engagé des procédures judiciaires contre les responsables de ces opérations.
Une mobilisation des habitants depuis début mai
Cette démarche intervient dans un contexte de contestation croissante parmi les habitants de Carthage. Le 5 mai 2026, plusieurs résidents avaient déposé une requête en référé auprès du gouverneur de Tunis, du président de la municipalité de Carthage, du ministère de l’Agriculture et du ministère de l’Environnement.
Les signataires réclamaient la suspension immédiate des travaux de coupe et d’arrachage des arbres dans la zone concernée.
Des inquiétudes environnementales et patrimoniales
Les habitants considèrent que ces interventions représentent une menace pour l’équilibre écologique de la région ainsi que pour le caractère historique et esthétique de Carthage.
Ils dénoncent également un manque de transparence autour de ces opérations, estimant qu’elles ont été menées sans information suffisante du public local ni justification scientifique ou environnementale claire concernant l’ampleur des coupes réalisées.
Appel à une enquête et à un plan de reboisement
Les résidents et les acteurs de la société civile demandent l’ouverture d’une enquête administrative et environnementale urgente sur ces interventions.
Ils plaident également pour l’organisation d’une réunion regroupant autorités locales, société civile et experts environnementaux, ainsi que pour la mise en place d’un programme alternatif respectueux de l’environnement, fondé sur le principe de compensation et de reboisement.
S.H










