Une publication largement relayée sur Facebook, depuis le 23 mai 2026, a affirmé que sept cas du virus Ebola auraient été enregistrés en Tunisie chez des ressortissants africains arrivant de la République démocratique du Congo. Diffusée par une page suivie par de nombreux internautes, cette information a rapidement provoqué une vague d’inquiétude et de panique en ligne.
Dans les commentaires, plusieurs internautes ont exprimé leur peur face à un possible retour des grandes crises sanitaires mondiales. Certains ont appelé à la fermeture des frontières, tandis que d’autres ont accusé les autorités de cacher la réalité de la situation sanitaire. La publication a généré des centaines de réactions et de partages.

Cette rumeur s’inscrit dans un contexte international marqué par une vigilance accrue autour de la situation sanitaire en République démocratique du Congo. Les autorités sanitaires africaines et internationales ont confirmé l’apparition d’un foyer du virus Ebola dans certaines zones du pays. Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies ainsi que l’Organisation mondiale de la santé suivent de près l’évolution de cette situation et travaillent avec les autorités congolaises pour contenir la propagation du virus.
Cependant, après vérification auprès des sources officielles tunisiennes, aucune donnée ne confirme l’existence de cas d’Ebola en Tunisie.
Le ministère tunisien de la Santé a formellement démenti cette information. Dans un communiqué publié le 21 mai 2026, le ministère a expliqué suivre avec attention l’évolution de la situation épidémiologique en République démocratique du Congo, tout en soulignant qu’aucune menace directe n’avait été enregistrée en Tunisie à ce stade.
Les autorités sanitaires tunisiennes ont rappelé que les services compétents poursuivent la surveillance de la situation en coordination avec les partenaires régionaux et internationaux concernés. Le communiqué insiste également sur l’importance de la vigilance sanitaire, du partage rapide des informations et du renforcement de la préparation des systèmes de santé dans le cadre de la coopération africaine.

Le ministère a également adressé des recommandations aux Tunisiens résidant, travaillant ou voyageant en République démocratique du Congo, notamment dans les zones où des cas ont été signalés. Il appelle à éviter tout contact direct avec des personnes présentant des symptômes tels que la fièvre, les vomissements, la fatigue intense, la diarrhée ou les saignements, et rappelle que le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée.
Les autorités sanitaires tunisiennes ont en outre précisé que le virus ne se transmet généralement pas par voie aérienne ni par de simples contacts occasionnels, un rappel important alors que de nombreuses publications sur les réseaux sociaux contribuent à amplifier des scénarios alarmistes sans fondement scientifique.
En cas d’apparition de symptômes dans les vingt-et-un jours suivant un retour d’une zone touchée, le ministère recommande de contacter les services sanitaires compétents avant de se rendre dans une structure médicale, afin d’assurer une prise en charge sécurisée.
Ainsi, contrairement à ce qu’affirme la publication virale, aucune source officielle ne fait état de sept cas d’Ebola en Tunisie. Le ministère de la Santé a explicitement démenti cette information et confirmé qu’aucune menace directe n’est actuellement signalée dans le pays.
R.A.












