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Courir sous la chaleur : pourquoi votre corps frôle la surchauffe (et comment l’éviter)

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Close up runner feet. Man runner legs and shoes in action on road outdoors at road near sea. Male athlete model.

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    ​Avec l’arrivée de vagues de chaleur de plus en plus précoces, maintenir sa routine sportive en extérieur peut vite passer de l’excellent réflexe santé au piège dangereux. Face au thermomètre qui grimpe, la vigilance est de mise : pratiquer une activité physique par de fortes températures impose des précautions strictes que l’on a trop souvent tendance à négliger.

    ​Le double défi de l’organisme

    ​Pourquoi le sport par temps chaud est-il si éprouvant ? Lorsque vous courez, roulez ou vous entraînez sous le soleil, votre corps doit faire face à une véritable double peine :

    Gérer la chaleur interne générée par l’effort musculaire intense.

    Lutter contre la chaleur externe de l’air ambiant qui empêche le corps de se refroidir naturellement.

    ​Pour tenter de réguler sa température interne et la maintenir autour de 37 degrés, l’organisme active son principal mécanisme de secours : la transpiration. Cependant, ce système de régulation a ses limites. Si l’effort est trop violent ou l’hydratation insuffisante, le corps frôle la surchauffe.

    ​Les principaux dangers : du coup de pompe au coup de chaleur

    ​S’obstiner à s’entraîner aux heures les plus chaudes expose le sportif à plusieurs risques majeurs :

    La déshydratation accélérée : Elle entraîne une baisse immédiate des performances, des crampes musculaires, des vertiges et une augmentation de la fréquence cardiaque.

    L’épuisement lié à la chaleur : Marqué par une fatigue extrême, des maux de tête, des nausées et une baisse de tension.

    Le coup de chaleur (hyperthermie maligne) : C’est l’urgence vitale absolue. Le système de régulation thermique du corps « disjoncte ». La température corporelle peut alors dépasser 40 degrés, entraînant des délires, des pertes de connaissance et, dans les cas les plus graves, des séquelles irréversibles ou un arrêt cardiaque.

    ​Les bons comportements à adopter pour s’entraîner en sécurité

    ​Pour continuer à bouger sans mettre sa santé en péril, quelques ajustements non négociables s’imposent :

    ​1. Revoir le timing de ses séances

    ​Oubliez les sorties entre 11h et 16h, moments où le rayonnement solaire et les températures sont au plus haut. Privilégiez la fraîcheur de l’aube ou, à défaut, la fin de soirée, même si la chaleur résiduelle du bitume reste parfois étouffante.

    ​2. Anticiper l’hydratation

    ​N’attendez pas d’avoir soif pour boire : la soif est le premier signal d’une déshydratation déjà installée. Buvez de l’eau régulièrement (par petites gorgées toutes les 15 à 20 minutes) avant, pendant et après l’effort. Pour les efforts longs, les boissons d’effort riches en électrolytes (sodium) sont recommandées pour compenser les pertes liées à la sueur.

    ​3. Réduire l’intensité et adapter sa tenue

    ​Ce n’est pas le moment de chercher à battre vos records personnels. Diminuez votre allure, accordez-vous des pauses régulières à l’ombre et écoutez vos sensations. Côté vestimentaire, optez pour des vêtements amples, légers, de couleur claire pour refléter la lumière, et techniques (respirants). N’oubliez pas la casquette et les lunettes de soleil.

    Le mot d’ordre : Écoutez votre corps. Au moindre vertige, frisson anormal, fatigue subite ou maux de tête, stoppez immédiatement l’effort, mettez-vous à l’ombre et rafraîchissez-vous. La performance peut attendre, votre santé non.

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