Le député Dhafer Sghiri a publié, jeudi 28 mai 2026, un long texte dans lequel il livre une lecture critique de l’évolution du pouvoir et des réseaux d’influence en Tunisie, estimant que la crise du pays dépasse largement les changements de régimes, de partis ou de figures politiques.
Dans son message, le parlementaire considère que la Tunisie reste confrontée à un système profondément enraciné, qu’il assimile à ce que certains qualifient de « makhzen », un système ayant réussi, selon lui, à préserver ses mécanismes d’influence malgré les bouleversements politiques successifs.
Dhafer Sghiri retrace les origines de cette structure de pouvoir depuis l’époque des beys, estimant qu’elle s’est consolidée après l’indépendance, renforcée après le 7 novembre, puis rapidement adaptée aux transformations ayant suivi la révolution du 14 janvier.
Selon lui, cette « structure profonde » ne gouverne pas forcément de manière visible, mais demeure présente dans les centres de décision, les réseaux d’intérêts et les privilèges transmis parfois de génération en génération. Il affirme qu’elle possède une forte capacité d’adaptation, lui permettant de changer de discours, d’alliances ou de positionnement tout en conservant son influence.
Le député estime également que le processus engagé après le 25-Juillet n’a pas constitué une rupture réelle avec cette logique. Il considère que l’État reste encore éloigné des principes d’efficacité, de justice et d’égalité des chances.
Dans son texte, Dhafer Sghiri évoque un sentiment persistant chez les citoyens, affirmant que « les intitulés ont changé », mais que les mécanismes profonds de pouvoir continuent, selon lui, à se maintenir et à se reconfigurer.
Le parlementaire appelle enfin à une « véritable bataille » contre ce qu’il décrit comme un système de reproduction de l’influence et des privilèges, « quelle que soit sa forme, sa couleur ou son discours ».

M.B.Z











2 commentaires
riadh e.
Moi je suis d’accord avec lui.
On a construit un system dans les année 60 et 70 qui reposait sur quelques familles qui ont eu les terrains et les crédits pour construire une industrie textile, une industrie hôtelière, une industrie manufacturière, et des banques. ce system à marché jusque ce qu’il ne marche plus en raison de la hausse de l a population active et du fait que ces monopoles, par définitions inovent peu et deviennent de moins en moins rentable avec le temps (sauf les mises à niveau financé par l’Europe dans les années 90).
Tout ce system se base sur 1/ stabilité sécuritaire et politique grâce à la police et aux services de sécurité et 2/ sur une main d’oeuvre très bon marché que l’Etat compense avec des suventions aux pris (l’UTT a raison, on ne peux pas être le pas le pays le plus productif d’afrique (avant 2011) et celui ou les salaires sont les plus bas sans cette explication. SI on supprime les subventions, il est juste que les salaires s’alignent sur la valeur ajoutée et ils doubleraient au minimum).
Suivait donc l’argent, et vous les avez vos « lobbys »: qui veux la stabilité pour faire du business? qui veux de l’ordre pour protéger ses acquis contre les pauvres?
Mohamed Mabrouk
Si seulement c’etait vrai, la Tunisie serait au niveau industriel de la Turquie ou mieux.
Malheureusement, ce sont ces revolutionnaires du dimanche qui mettent à plat les structures capitalistiques chaque 20 ans et nous ramenent a la case depart avec des responsables 0 capital 0 experience et 20 sur 20 en baratin rebelle mediocre amassé par ci par là