Deux personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été hospitalisées des suites d’une intoxication alimentaire. Intervenant vendredi 29 mai 2026 sur les ondes de Jawhara FM, le député de la région, Badreddine Gammoudi, a livré de nouveaux détails sur cette tragédie qui a frappé la délégation d’El Meknassy, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
Selon le parlementaire, le drame s’est produit dans un cadre familial réunissant deux familles durant la fête de l’Aïd el-Kebir. Les convives auraient consommé un couscous, accompagné d’une salade verte et de boissons gazeuses. Peu après le repas, plusieurs personnes ont présenté des symptômes d’intoxication aiguë nécessitant leur transfert vers les structures sanitaires de la région.
Le député a précisé qu’une première victime était morte peu après son admission à l’hôpital local, tandis qu’une seconde a succombé durant son transfert vers un autre établissement hospitalier. Les autres personnes intoxiquées ont été admises au centre hospitalier universitaire de Sidi Bouzid. Leur état de santé est stable, selon les informations recueillies par l’élu auprès des équipes médicales et paramédicales.
Badreddine Gammoudi a indiqué que des analyses biologiques et une autopsie avaient été ordonnées afin de déterminer avec précision l’origine de l’intoxication. Il a également démenti les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux évoquant une consommation de pastèque ou de pêche.
Le député a souligné que l’ampleur et la rapidité des décès avaient suscité de nombreuses interrogations, notant que, selon certains médecins, les intoxications alimentaires classiques entraînent rarement des décès aussi fulgurants.
Profitant de cette intervention radiophonique, l’élu a vivement critiqué la dégradation des infrastructures de santé dans la région de Sidi Bouzid. Il a dénoncé l’absence d’unités médicalisées de réanimation adaptées aux urgences graves dans les délégations d’El Meknassy et Mazzouna, affirmant que les victimes ont été transportées dans des ambulances ordinaires insuffisamment équipées pour faire face à ce type de situation.
Le député a également évoqué le manque criant de personnel médical dans les établissements de la région, précisant que l’hôpital d’El Meknassy ne dispose actuellement que de sept médecins pour des milliers d’habitants. Il a rappelé que plusieurs équipements médicaux destinés à l’hôpital étaient toujours stockés depuis plusieurs années sans avoir été installés, malgré des promesses formulées lors d’une visite du ministre de la Santé en avril 2025.
Estimant que cette tragédie met une nouvelle fois en lumière les insuffisances du système de santé régional, Badreddine Gammoudi a appelé les autorités à accélérer la mise à niveau des structures hospitalières et des moyens d’intervention d’urgence afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
N.J










