Les épreuves du Brevet de fin d’enseignement de base (Neuvième) se tiendront les 18, 19 et 20 juin, tandis que le concours d’entrée aux collèges pilotes (Sixième) est fixé aux 22, 23 et 24 juin 2026.
Selon des données présentées par le ministère de l’Éducation lors d’une conférence de presse tenue lundi 1er juin à Tunis, le nombre de candidats est en recul pour les deux examens par rapport à 2025.
32.004 élèves se présentent cette année à l’examen de Neuvième général, soit une baisse de 1.163 par rapport à l’an dernier. Ce chiffre ne représente que 18 % des élèves inscrits en 9e année 175.024 au total : plus de huit sur dix ne passent donc pas l’examen.
La filière technique affiche des chiffres encore plus préoccupants : 203 candidats seulement au concours de Neuvième technique, en recul de 106. Ils ne représentent que 4 % des 5.381 élèves de 9e année technique, un taux qui interroge sur l’attractivité et la viabilité de cette voie.
Au concours de Sixième, 62.450 candidats se disputeront 3.850 places dans les collèges pilotes, soit environ une place pour seize candidats. Ils représentent 29 % des élèves de 6e année, en baisse de 1.608 par rapport à 2025.
Des aménagements ont été prévus pour les candidats à besoins spécifiques : tiers-temps accordé à 67 candidats dans chacun des deux examens, agrandissement de la police de caractères pour quatorze élèves, et sujets en braille pour un candidat au concours de Neuvième.
Les résultats du concours de Neuvième seront annoncés le 6 juillet, ceux du Sixième le 10 juillet.
R.B.H











2 commentaires
HatemC
L’article est trompeur. Affirmer que « huit élèves sur dix ne passent pas leur brevet » peut laisser croire que 80 % des élèves ont un niveau insuffisant, ce qui est faux surement.
Le brevet tunisien n’est pas un examen obligatoire comme en France. Il s’agit avant tout d’un concours sélectif d’accès aux collèges et lycées pilotes.
Seuls les élèves les plus performants sont généralement encouragés à s’y présenter.
Le faible nombre de candidats s’explique par plusieurs facteurs : sélection préalable, critères exigeants, inégalités entre établissements et disparités régionales et sociales.
La vraie question n’est donc pas de savoir pourquoi 80 % des élèves ne passent pas le brevet, mais pourquoi seulement 20 % des élèves de 9e année sont autorisés ou encouragés à tenter ce concours. C’est là que se situe le véritable enjeu du débat sur l’école tunisienne.
HatemC
Si une grande partie des élèves rencontre des difficultés scolaires, plusieurs facteurs peuvent intervenir simultanément :
-la qualité de l’enseignement et de la formation des enseignants ;
-les programmes scolaires ;
– le niveau de maîtrise des langues d’enseignement ;
– l’encadrement familial ;
– les conditions matérielles des établissements ;
– l’absentéisme et le décrochage scolaire ;
Sans oublier
– la baisse du niveau en langues (arabe, français, anglais) ;
– les difficultés en mathématiques et sciences
– le manque de réforme pédagogique ;
– l’écart croissant entre établissements favorisés et défavorisés ;
– la difficulté à attirer et retenir les meilleurs profils dans l’enseignement.