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États-Unis : réduction du réseau consulaire en Afrique, la Tunisie absente des centres maintenus 

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Par Nadya Jennene

    L’administration américaine prévoit de réduire drastiquement son dispositif consulaire en Afrique, en ramenant le nombre d’ambassades et de consulats traitant les demandes de visa de 50 à 20 « pôles régionaux », une mesure qui pourrait entrer en vigueur dès le mois de juin, selon l’agence Associated Press.

    Le Département d’État, sous la direction de Marco Rubio, a justifié cette réorganisation par une volonté d’optimisation des ressources publiques et de renforcement des contrôles sécuritaires. Dans son mémo, il a indiqué procéder à une évaluation continue de ses opérations à l’étranger afin d’allouer les moyens « de manière efficace et conforme aux priorités nationales américaines ».

    Cette décision s’inscrit dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine, amorcée sous l’administration Trump, marquée notamment par des restrictions visant plusieurs pays africains.

    Les 20 centres qui devraient rester opérationnels sont répartis dans plusieurs capitales et grandes villes africaines, dont : Abidjan (Côte d’Ivoire) ; Accra (Ghana) ; Addis-Abeba (Éthiopie) ; Le Cap (Afrique du Sud) ; Dakar (Sénégal) ; Dar es Salaam (Tanzanie) ; Djibouti (Djibouti) ; Johannesburg (Afrique du Sud) ; Kampala (Ouganda) ; Kigali (Rwanda) ; Kinshasa (Congo) ; Lagos (Nigeria) ; Lomé (Togo) ; Luanda (Angola) ; Malabo (Guinée équatoriale) ; Monrovia (Liberia) ; Nairobi (Kenya) ; Port-Louis (Maurice) ; Praia (Cap-Vert) ; et Yaoundé (Cameroun).

    En parallèle, plusieurs représentations diplomatiques dans des pays tels que le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, la République centrafricaine, le Tchad, Madagascar, le Malawi ou encore la Sierra Leone pourraient être fermées ou voir leurs capacités fortement réduites.

    Cette restructuration intervient alors que le traitement des visas en Afrique est déjà marqué par des lenteurs et des suspensions partielles dans certains pays. Les ressortissants des États concernés par la fermeture de leurs centres devront désormais se rendre dans l’un des 20 hubs régionaux pour déposer leur demande, une contrainte susceptible d’alourdir significativement les coûts et les délais de procédure. 

    Si les citoyens étrangers pourraient voir l’accès aux visas se complexifier, les services consulaires destinés aux ressortissants américains, notamment les renouvellements de passeports et les situations d’urgence, seraient maintenus.

    N.J

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