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Israël et le Liban donnent leur accord à un cessez-le-feu conditionné au retrait du Hezbollah

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Par Myriam Ben Zineb

    Les États-Unis ont annoncé, mercredi 3 juin 2026, une avancée diplomatique entre Israël et le Liban à l’issue de deux jours de négociations organisées à Washington. Les deux pays ont accepté de mettre en œuvre un cessez-le-feu et de poursuivre des discussions directes visant à parvenir à un accord plus large sur les questions de sécurité et de souveraineté.

    Selon le communiqué conjoint publié par Washington, Beyrouth et Tel-Aviv, l’entrée en vigueur du cessez-le-feu reste conditionnée à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah ainsi qu’au retrait de ses combattants de la zone située au sud du fleuve Litani.

    Des zones de sécurité sous contrôle de l’armée libanaise

    L’une des principales mesures annoncées concerne la création de « zones pilotes » dans le sud du Liban. Dans ces secteurs, l’armée libanaise devra exercer seule son autorité, sans présence d’acteurs armés non étatiques.

    Pour Washington, cette initiative doit permettre de renforcer progressivement la souveraineté de l’État libanais tout en réduisant les risques d’escalade le long de la frontière avec Israël.

    Les discussions ont également porté sur un nouveau cadre sécuritaire destiné à garantir durablement l’intégrité territoriale des deux pays. Ce dispositif prévoit notamment le démantèlement des groupes armés opérant en dehors des institutions étatiques et la prévention de leur reconstitution.

    Le Hezbollah et l’Iran dans le viseur

    Le communiqué reflète aussi la convergence de vues entre Washington et Tel-Aviv concernant le Hezbollah. Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien à l’armée libanaise afin de lui permettre d’étendre son contrôle sur l’ensemble du territoire national.

    Israël a, de son côté, insisté sur le fait que sa sécurité passait par le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de ses infrastructures au Liban.

    Le texte contient également une condamnation explicite de l’Iran. Les trois parties dénoncent les attaques attribuées à Téhéran dans la région ainsi que son soutien à des groupes alliés accusés de contribuer à l’instabilité au Moyen-Orient.

    De nouvelles discussions prévues en juin

    Selon le communiqué, Israël et le Liban ont affirmé ne nourrir aucune intention hostile l’un envers l’autre et se sont engagés à poursuivre les négociations afin de régler les questions encore en suspens.

    Une nouvelle série de réunions politiques et sécuritaires doit se tenir durant la semaine du 22 juin sous médiation américaine.

    Une trêve encore fragile

    Malgré cette annonce, la situation reste tendue sur le terrain. Quelques heures après la publication du communiqué, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a indiqué que l’armée israélienne poursuivrait ses opérations dans le sud du Liban et maintiendrait sa présence dans certaines zones qu’elle considère stratégiques.

    Des frappes israéliennes ont d’ailleurs été signalées jeudi 4 juin, illustrant la fragilité du processus engagé à Washington.

    L’absence du Hezbollah à la table des négociations constitue également une inconnue majeure. Le mouvement n’a pas officiellement réagi aux mesures annoncées, alors même que plusieurs dispositions de l’accord concernent directement son déploiement militaire et son avenir dans le sud du Liban.

    Les prochaines semaines devraient ainsi permettre de mesurer si cette initiative américaine ouvre réellement la voie à une désescalade durable ou si elle ne constitue qu’une nouvelle tentative de stabilisation dans un dossier marqué par des décennies de tensions.

    M.B.Z

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