Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

La BERD revoit à la baisse les perspectives de la Tunisie pour 2026

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

Par Nadya Jennene

    La croissance économique de la Tunisie devrait ralentir en 2026, dans un contexte régional marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la persistance de vulnérabilités budgétaires et extérieures. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur les perspectives économiques régionales publié par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

    Selon l’institution financière internationale, l’économie tunisienne enregistrerait une croissance de 2,2% en 2026, contre 2,5% en 2025. Cette progression modérée devrait se maintenir au même rythme en 2027.

    La BERD souligne que l’activité économique dans la région du sud et de l’est de la Méditerranée (SEMED) a bénéficié d’un début d’année relativement favorable, avec une poursuite de l’expansion en Tunisie et en Jordanie. Toutefois, l’intensification des conflits au Moyen-Orient exerce une pression croissante sur les économies de la région, à travers la perturbation des échanges commerciaux, la hausse des prix de l’énergie et le regain des tensions inflationnistes.

    Pressions inflationnistes et fragilités macroéconomiques

    En Tunisie, si le processus de désinflation amorcé en 2025 s’est poursuivi, la hausse des prix alimentaires observée au début de l’année 2026 a ralenti cette dynamique, révélant le retour de certaines pressions sur les prix. 

    Le rapport met également en garde contre la persistance des fragilités macroéconomiques du pays. Le déficit budgétaire est ainsi ciblé à 6% du produit intérieur brut en 2026, tandis que les réserves en devises ne couvriraient qu’environ trois mois et demi d’importations. Les réserves internationales du pays s’élevaient à 8,4 milliards de dollars en mars 2026, un niveau qui demeure relativement limité au regard des besoins de financement extérieur.

    La hausse des coûts des importations énergétiques et alimentaires continue, par ailleurs, de peser sur les finances publiques et sur la balance extérieure. Dans ce contexte, la BERD estime que les économies disposant de marges financières limitées demeurent particulièrement exposées aux chocs extérieurs, à l’augmentation des coûts d’emprunt et à un éventuel ralentissement des investissements, du tourisme et des échanges commerciaux.

    À l’échelle régionale, la croissance des pays du SEMED devrait ralentir à 2,5% en 2026, contre 3,1% en 2025, avant de rebondir à 4,2% en 2027. Les incertitudes demeurent néanmoins élevées en raison des risques géopolitiques persistants et de leurs répercussions sur les marchés énergétiques mondiaux.

    N.J

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *