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Sidi Abdelhamid : entre pollution et potentiel inexploité, le conseil local réclame la réhabilitation du littoral

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Par Nadya Jennene

    Entre pollution, dégradation des accès et absence d’infrastructures de loisirs, le littoral de Sousse-Sidi Abdelhamid continue de cristalliser les préoccupations des habitants. Invité sur Jawhara FM vendredi 5 juin 2026, le président du conseil local, Amir Mokni, a dénoncé des années de marginalisation et appelé les autorités à valoriser un potentiel balnéaire qu’il juge largement sous-exploité.

    En effet, même si une opération de nettoyage a été menée récemment par les services municipaux, il estime que les problèmes de fond demeurent entiers.

    « Nous souffrons depuis des années de marginalisation, d’oubli et parfois même d’indifférence », a déclaré Amir Mokni lors de son intervention. Selon lui, l’une des principales missions du conseil local depuis son installation consiste à attirer l’attention des autorités sur les difficultés structurelles auxquelles fait face cette délégation de plus de 60 000 habitants.

    Le responsable local a affirmé que le littoral de Sidi Abdelhamid subissait depuis plusieurs années les conséquences des rejets d’eaux usées et des écoulements provenant de plusieurs zones de l’agglomération de Sousse. À cela s’ajoute des dépôts anarchiques de déblais de construction et de terres qui encombrent les accès menant à la plage.

    « Cette plage a longtemps constitué l’unique espace de détente pour les habitants de nombreuses délégations de la région », a-t-il rappelé notant que les images diffusées récemment témoignent d’une dégradation progressive du site, même si les opérations de nettoyage engagées ces derniers jours ont permis une amélioration visible de son apparence.

    Interrogé sur la qualité sanitaire des eaux de baignade, Amir Mokni a indiqué que la plage de Sidi Abdelhamid figurait l’année dernière parmi les plages autorisées à la baignade selon les données du ministère de la Santé. La situation actuelle demeure, toutefois, confuse après l’apparition de panneaux interdisant la baignade à certains endroits.

    Le président du conseil local a assuré avoir sollicité plusieurs administrations afin d’obtenir des éclaircissements. Selon ses déclarations, ni la direction régionale de la santé ni la protection civile n’auraient confirmé être à l’origine de ces panneaux. « À ce jour, nous ne disposons d’aucune information officielle permettant de savoir si la baignade est effectivement interdite ou non », a-t-il déclaré, estimant qu’une communication claire de la part des autorités concernées est nécessaire pour dissiper toute ambiguïté.

    Au-delà des questions environnementales, Amir Mokni a souligné que le littoral de Sidi Abdelhamid représentait un levier de développement majeur pour l’ensemble de la région.

    S’étendant sur près de deux kilomètres entre les gouvernorats de Sousse et de Monastir, à proximité des deux aéroports internationaux, la plage pourrait, selon lui, contribuer à désengorger les zones touristiques traditionnelles et offrir de nouvelles perspectives économiques.

    Le responsable local a expliqué que cet espace naturel pourrait devenir un véritable pôle d’attractivité pour les familles, tout en générant une dynamique commerciale, touristique et d’investissement au profit d’une délégation confrontée à des taux de chômage élevés et à des indicateurs de développement jugés préoccupants.

    « Lorsque l’on observe certaines vues aériennes du site, on découvre un paysage qui n’a rien à envier à de nombreuses destinations balnéaires », a-t-il affirmé.

    Le président du conseil local a également rappelé le poids économique de Sidi Abdelhamid dans le tissu régional. La délégation abrite notamment la plus importante zone industrielle du gouvernorat, le marché de gros, le marché municipal ainsi que plusieurs infrastructures économiques stratégiques.

    Malgré cette contribution à l’activité économique de la région, la délégation ne bénéficie pas d’un niveau d’investissement public à la hauteur de son importance.

    N.J

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    Commentaire

    1. Gg

      Répondre
      7 juin 2026 | 9h53

      Valoriser, aménager, exploiter.
      Mais avant: nettoyer, pas de gravats déchets plastiques… et fini les eaux usées rejetées directement en mer.
      C’est vrai, vous avez un capital naturel exceptionnel. Mais vous le respectez absolument pas!

    Répondre

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