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L’ancien ministre de la Culture Ezzeddine Bach Chaouch placé en détention

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Par Sarra Hlaoui

    La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, mercredi 10 juin 2026, l’émission de cinq mandats de dépôt dans le cadre d’une affaire portant sur la gestion et la cession d’un terrain relevant de la municipalité de Carthage.

    Parmi les personnes visées figurent l’ancien ministre de la Culture et ex-président de la délégation spéciale de Carthage, Ezzeddine Bach Chaouch, ainsi que le journaliste Zied El Heni.

    Une affaire autour d’un terrain municipal

    Selon les éléments communiqués jusqu’à présent, le dossier concerne une opération liée à un terrain appartenant à la municipalité de Carthage. Les poursuites portent notamment sur des soupçons de préjudice causé à l’administration.

    À ce stade, les faits reprochés aux personnes concernées n’ont toutefois pas été détaillés publiquement et les circonstances exactes de l’affaire restent encore floues. L’instruction se poursuit afin d’établir les responsabilités éventuelles des différentes parties impliquées.

    La décision de la chambre d’accusation constitue une nouvelle étape dans cette procédure judiciaire, qui concerne plusieurs anciens responsables liés à la municipalité.

    Ezzeddine Bach Chaouch, une figure du patrimoine tunisien

    L’émission d’un mandat de dépôt contre Ezzeddine Bach Chaouch, âgé de 88 ans, a particulièrement retenu l’attention en raison de son parcours académique et institutionnel.

    Historien et archéologue spécialisé dans l’histoire de l’Afrique romaine, il a consacré l’essentiel de sa carrière à la recherche, à la préservation du patrimoine et à la gestion d’institutions culturelles tunisiennes.

    Ses travaux sur l’urbanisme antique et les institutions municipales de l’époque romaine font référence dans le domaine.

    Un parcours marqué par de hautes responsabilités

    Au fil des décennies, Ezzeddine Bach Chaouch a dirigé plusieurs institutions majeures, dont l’Institut national d’archéologie et d’art, la Bibliothèque nationale de Tunisie et le Centre national de traduction.

    Il a également exercé des fonctions au sein de l’UNESCO dans le domaine du patrimoine mondial.

    Après la révolution de 2011, il avait été nommé ministre de la Culture au sein du gouvernement de transition avant de prendre la tête de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, qu’il a présidée entre 2011 et 2016.

    Une procédure toujours en cours

    L’émission de ces mandats de dépôt ne préjuge pas de l’issue de l’affaire. Les investigations se poursuivent et la justice devra déterminer si les soupçons avancés par l’accusation sont fondés et si des infractions ont effectivement été commises.

    En attendant les conclusions de l’instruction, les personnes concernées demeurent poursuivies dans le cadre d’une procédure judiciaire dont plusieurs zones d’ombre restent à éclaircir.

    S.H

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    2 commentaires

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      11 juin 2026 | 13h00

      La répression ne connaît aucune limite. Ce président marche dans les pas d’Erdogan : réduire la presse au silence et anéantir toute opposition.

      En s’entourant de Premiers ministres sélectionnés non pour leur mérite ou leurs qualifications, mais pour leur loyauté aveugle et leur docilité, il a méthodiquement accaparé tous les pouvoirs. L’exécutif et le législatif sont désormais sous sa coupe.

      • Citoyen_H

        Répondre
        11 juin 2026 | 14h33

        PARCE QUE LES AUTRES,

        tels que Natanyahou, Trump, Macron, toutes les royautés des monarchies du golfe, le 1ᵉʳ ministre Anglais, le 1ᵉʳ ministre allemand, Zelensky, le 1ᵉʳ ministre polonais, etc…, font bien mieux que KS ???
        Si, Ezzeddine Bach, est coupable, il doit payer.
        S’il est innocent, il sera libéré.
        Que Dieu veille sur notre NATION et sur notre PRÉSIDENT !

    Répondre

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