La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2026, anticipant une progression limitée à 2,5%, contre 2,9% en 2025. Il s’agirait du rythme de croissance le plus faible enregistré depuis la pandémie de Covid-19, hors périodes de récession mondiale.
Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales publié jeudi 11 juin 2026, l’institution internationale met en garde contre une multiplication des risques pesant sur l’activité économique, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes commerciales.
Des prévisions revues à la baisse pour les deux tiers des économies
La Banque mondiale souligne avoir abaissé ses prévisions de croissance pour près des deux tiers des économies mondiales par rapport aux estimations publiées en janvier dernier. Cette révision reflète un environnement international devenu plus complexe, marqué par un ralentissement du commerce mondial, des investissements plus prudents et une confiance affaiblie des acteurs économiques.
Selon l’institution, les perspectives économiques se dégradent aussi bien dans les pays développés que dans plusieurs économies émergentes, même si ces dernières devraient continuer à afficher des taux de croissance relativement plus élevés.
L’ombre du conflit au Moyen-Orient
L’un des principaux facteurs de risque identifiés par la Banque mondiale concerne l’escalade des tensions au Moyen-Orient. L’institution estime que la poursuite ou l’aggravation du conflit pourrait avoir des conséquences importantes sur les marchés mondiaux, notamment à travers une hausse des prix de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Ces développements pourraient accentuer les pressions inflationnistes et freiner davantage la reprise économique dans plusieurs régions du monde.
Des investissements freinés par l’incertitude
Le rapport met également en évidence le ralentissement des investissements privés, pénalisés par un climat d’incertitude persistant. Les entreprises demeurent prudentes face aux risques géopolitiques, aux tensions commerciales et aux conditions financières encore relativement restrictives dans certaines économies.
Cette situation pèse sur la productivité, la création d’emplois et les perspectives de croissance à moyen terme.
Un appel aux réformes et à la coopération internationale
Face à ces défis, la Banque mondiale appelle les gouvernements à poursuivre les réformes structurelles susceptibles de renforcer la résilience de leurs économies. Elle insiste également sur la nécessité de préserver la stabilité macroéconomique et de soutenir l’investissement productif.
L’institution souligne enfin que la coopération internationale demeure essentielle pour limiter les effets des crises géopolitiques et favoriser un retour à une croissance mondiale plus soutenue.
Avec une croissance attendue à seulement 2,5% en 2026, l’économie mondiale s’oriente ainsi vers sa plus faible performance depuis la crise sanitaire, confirmant la fragilité de la reprise observée ces dernières années.
S.H










